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La revendication territoriale des Métis améliorera-t-elle les relations avec les gouvernements?

Des Métis marchant dans les rues de Saskatoon.

Mercredi, des Métis ont marché dans les rues de Saskatoon, drapeau à la main.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Proulx

Radio-Canada

La décision des Métis de se tourner vers les tribunaux pour réclamer un territoire d’environ 120 000 km carrés dans le nord de l'Alberta et de la Saskatchewan pourrait avoir un impact important dans les relations entre les peuples autochtones et les gouvernements.

C’est du moins l’avis du professeur spécialisé en affaires autochtones à l'Université de la Saskatchewan, Ken Coates, en réaction à la vingtaine de communautés métisses des deux provinces qui ont déposé une requête mercredi à la Cour fédérale à Saskatoon.

M. Coates est un expert en développement économique des Métis et des Premières Nations. Selon lui, depuis les années 70, les peuples autochtones remportent fréquemment les luttes judiciaires en matière de droits et de ressources.

Il ajoute que les gouvernements et la société vont réaliser à la longue qu’il est préférable de négocier et d’opter pour une entente hors cour.

Les communautés autochtones désirent justement amener Ottawa à négocier hors cour. Elles demandent que leurs droits ancestraux, notamment de propriété, de possession, d’occupation et d'exploitation soient reconnus dans la région visée par la revendication.

Homme portant une chemise bleue et des lunettes regardent la caméra.

Ken Coates conseille au prochain gouvernement fédéral d'en venir à une entente hors cour (archives).

Photo : Radio-Canada / CBC

Ken Coates se dit heureux de cette revendication territoriale, car le gouvernement devra répondre aux arguments présentés par les Métis. Au Canada, nous avons le choix entre une série d’affaires longues, complexes et extrêmement coûteuses, ou la négociation d’un avenir commun. Je suis un grand partisan d'une stratégie commune pour l'avenir.

Quand celle-ci verra-t-elle le jour? Le professeur avoue n’en avoir aucune idée. Cela se produira-t-il dans les six prochains mois? Dans les deux ou cinq prochaines années? Avons-nous cela comme stratégie pour 10 ou 20 ans? J'y crois fermement.

Avec les informations de CBC

Justice

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