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Un débat axé sur l’intégration des immigrants et la connectivité

Cinq candidats posent devant notre studio de Rouyn-Noranda.

Les cinq candidats ayant accepté de participer au débat : Mario Provencher, Alain Guimond, Sébastien Lemire, Aline Bégin et Claude Thibault.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Alexia Martel-Desjardins

Les candidats dans Abitibi-Témiscamingue ont participé à un débat sur nos ondes ce matin à l’émission des matins en or. Compte-rendu.

Les candidats qui participaient au débat :

  • Aline Bégin, candidate pour le Parti vert du Canada
  • Alain Guimond, candidat pour le Nouveau Parti démocratique
  • Sébastien Lemire, candidat pour le Bloc québécois
  • Mario Provencher, candidat pour le Parti conservateur du Canada
  • Claude Thibault, candidate pour le Parti libéral du Canada

Environnement

Sur l’enjeu de l’environnement, les candidats devaient se prononcer sur leur position personnelle par rapport au projet de Gazoduq de GNL Québec. Les cinq candidats ont fait valoir l’importance de respecter les recommandations des études d’impact.

Claude Thibault et Aline Bégin ont toutes deux profité de l’occasion pour mentionner le dossier de l’arsenic à Rouyn-Noranda.

La première a affirmé qu’elle avait un plan pour intervenir auprès de la compagnie Glencore. Ce qui est le plus important pour moi ici, c’est le quartier Notre-Dame. Il est complètement inacceptable de garder en otage des familles près d’une société minière [...] Dans un gouvernement fédéral, il y a des moyens de faire en sorte que cette minière-là ait des comptes à rendre, a soutenu Claude Thibault.

La deuxième a conclu son temps de parole en disant : pour ce qui est de l’arsenic à Rouyn, c’est inacceptable pour les familles.

Alain Guimond, quant à lui, s’est fermement opposé à Gazoduq. On ne peut pas supporter un projet comme ça, et j’ai reçu leur proposition de verser 14 millions par année dans un fonds pour les communautés en Abitibi-Témiscamingue comme une manœuvre éhontée d’acheter l’acceptabilité sociale, donc pour moi, ça ne passe pas, a lancé Alain Guimond.

Cependant, lors de la période de débat, les candidats se sont interposés et ont tenté de ramener la discussion vers le thème du gazoduc et des considérations environnementales en général.

Favoriser l'immigration économique

Sur l’enjeu de l’économie et de l’immigration, tous les candidats étaient du même avis : les cinq ont mis de l’avant la nécessité de régionaliser l’immigration, de faciliter le processus pour accueillir les immigrants en accompagnant les entreprises et en réduisant la quantité de documents à remplir.

Aline Bégin, par exemple, a souligné l’importance de soutenir les organisations et les acteurs présents dans le milieu pour faciliter l’intégration des nouveaux arrivants dans la région.

Le gouvernement fédéral pourrait contribuer parce que le Parti vert a un conseil de gouvernance qu’on veut mettre en place pour travailler plus proche avec les municipalités pour vraiment faire en sorte que cet accueil-là puisse s’établir, a-t-elle indiqué.

Cinq candidats autour de la table dans notre studio de Rouyn-Noranda.

Les cinq candidats sont dans le dernier blitz de la campagne.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Mario Provencher a résumé la position des cinq candidats en ouverture de discussion: À ce que les gens ont pu voir, on est pas mal dans la même pensée.

On a une volonté à ce que le système change, qu’il y ait de la main-d’oeuvre en région, des fonctionnaires qui puissent nous aider, aider les entreprises au niveau des immigrants qui arrivent, et après ça, de simplifier la paperasse et faire en sorte que les gens puissent venir s’installer, a-t-il ajouté.

Pour une région plus connectée

Finalement, pour l’enjeu du filet social, chaque candidat a vanté les programmes et mesures que son parti avait annoncés. Les thèmes des aînés, de l’abordabilité des logements et de la condition des femmes étaient parmi les plus récurrents.

Le débat s’est toutefois vite orienté vers le thème des monopoles en région, tant sur le plan de la connectivité Internet, l’accès au réseau cellulaire ou le transport aérien. Ce dernier élément a d’ailleurs suscité une discussion animée entre les candidats.

Il y a un enjeu de concurrence, notamment sur le plan du numérique, et effectivement avec Air Canada, a remarqué Sébastien Lemire. Quand il y a quelque chose de compétence fédérale, si le fédéral ne veut pas s’en occuper, qu’il transfère les responsabilités au Québec. On va créer un conseil québécois de la radiodiffusion et des télécommunications [...] on va l’imposer aux gens; si vous voulez faire du profit dans les grandes villes, offrez le service en région.

Lors du débat, les candidats ont présenté peu d’engagements spécifiques à la région. Tous ont martelé, dans leur mot de la fin, leur capacité à travailler pour les intérêts de l’Abitibi-Témiscamingue s’ils sont élus.

Notre dossier Élections Canada 2019

Abitibi–Témiscamingue

Politique fédérale