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Les travailleurs saisonniers de la Côte-Nord se sentent abandonnés

Centre sylvicole de Forestville

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Radio-Canada

À quelques jours du scrutin, des employés saisonniers dénoncent l'absence de discussions autour de l'assurance-emploi dans cette campagne électorale fédérale.

Ils dénoncent particulièrement l'inégalité entre les différentes régions administratives. Le taux de chômage dans la région dicte le nombre de semaines de prestation accessibles aux chômeurs. Des travailleurs saisonniers nord-côtiers vivent des périodes sans salaire et sans prestation de l'assurance-emploi.

C'est le cas de Kate Gagnon, pépiniériste au Centre sylvicole de Forestville. En raison des critères régionaux de l'assurance-emploi, elle n'aura aucune prestation du 14 janvier au début de la saison sylvicole, au mois de mai.

Je suis née ici. Est-ce vraiment une fatalité géographique que moi je ne mange pas l’hiver?

Kate Gagnon, pépiniériste au Centre sylvicole de Forestville

Le découpage régional actuel fait en sorte que les employés saisonniers de la Côte-Nord ont droit à 14 semaines d'assurance-emploi pour un minimum de 700 heures.

Elle demande que les chefs de partis se prononcent sur cet enjeu et proposent des solutions.

Kate Gagnon se sent abandonnée et laissée pour compte dans les discussions électorales. On est 11 000 dans la même situation que moi. Je parle de moi, mais on est quand même 11 000. C’est pas beaucoup quand tout le monde est éparpillé. Mais dans le même coin, c’est beaucoup , dit la femme de 35 ans.

Elle est photographiée devant un champ.

Kate Gagnon, pépiniériste au Centre sylvicole de Forestville

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

L'autre côté du fleuve, ses homologues de la pépinière Somival, dans la vallée de la Matapédia, pourront boucler leur année, puisqu'ils auront droit à 32 semaines de prestations. Cela représente le double de ce à quoi ont droit les Nord-Côtiers.

Directrice des pépinières Somival et du Centre sylvicole de Forestville, Markita Roy trouve la situation injuste.

C’est clair qu’on ne trouve pas ça équitable, parce qu’on s’adresse aux mêmes personnes, qui font le même travail et qui, malheureusement, ne passeront pas le même hiver. C’est évident que ce n’est pas équitable et ça rend le recrutement beaucoup plus difficile.

Markita Roy, directrice des pépinières Somival et du Centre sylvicole de Forestville
Des employés en action au Centre sylvicole de Forestville

Centre sylvicole de Forestville

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Markita Roy estime que cet enjeu important devrait prendre plus de place dans la campagne électorale. Je ne sais pas s’il y en a qui en ont entendu parler plus que moi, mais moi je pense qu’on n'en parle pas assez pour l’importance de cet enjeu-là, dit-elle.

Plus de 80 % des employés du Centre sylvicole de Forestville sont des employés saisonniers selon la direction.

Avec les informations de Marie-Jeanne Dubreuil

Côte-Nord

Emploi