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Une femme séquestrée pendant deux mois à Sherbrooke

Une voiture du Service de police de Sherbrooke.

Service de police de Sherbrooke

Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

Radio-Canada

Soupçonné d'avoir enfermé sa conjointe et de lui avoir infligé différents sévices au cours des deux derniers mois, un homme de 28 ans de Sherbrooke a été accusé de séquestration, de voie de fait et de menaces jeudi au palais de justice de Sherbrooke.

Le calvaire de la présumée victime, une femme dans la trentaine, s'est terminé tôt mercredi matin lorsqu'elle a été libérée par des policiers après un appel d'urgence de sa part pour indiquer son intention d'empoisonner son conjoint afin de se sauver.

L'identité de la victime a été frappée d'une ordonnance de non-publication, ce qui empêche Radio-Canada d'identifier son conjoint.

Les deux personnes ont été conduites dans un premier temps au centre hospitalier pour évaluer leur état de santé. Ce n'est que lorsque la femme a été interrogée par les policiers que l'histoire de séquestration et de mauvais traitements a été découverte.

Cette dernière a raconté aux policiers que le suspect l'aurait ligotée avec des attaches pour câbles, l'aurait privée de nourriture, l'aurait battue, lui aurait rasé les cheveux pour « qu'elle ne soit pas attirante » et lui aurait infligé d'autres sévices.

L'homme l'aurait menacée de mort si elle quittait, ajoute le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.

Deux scènes de crime ont été identifiées près du centre-ville de Sherbrooke.

Selon les premières informations, le suspect est connu des milieux policiers pour des délits de diverses natures. Il demeurera détenu jusqu'à son retour en cour le 24 octobre prochain.

Une évaluation psychiatrique pour déterminer l'aptitude à comparaître du suspect a été demandée.

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