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Le défi d'intégrer 46 élèves allophones à l'École Donat-Robichaud de Cap-Pelé

Des élèves assis autour d'une table, avec leur enseignante.

L'École Donat-Robichaud accueille cette année 46 élèves originaires des Philippines, du Mexique et de la Jamaïque.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'école primaire Donat-Robichaud de Cap-Pelé accueille cette année 46 nouveaux arrivants qui ne parlent pas encore le français, dans une école de 307 élèves.

Ces nouveaux élèves sont originaires des Philippines, du Mexique et de la Jamaïque. Ils doivent s'intégrer à un nouveau pays, à une nouvelle école et à une nouvelle culture, mais surtout, ils doivent apprendre une nouvelle langue.

C'est sans conteste le plus fort contingent d'élèves allophones dans une école primaire francophone du Nouveau-Brunswick.

On travaille beaucoup avec des pictogrammes dès leur arrivée, donc on peut communiquer avec des objets, des dessins. On a embauché une tutrice qui est une enseignante à la retraite, pour faire des activités précises au niveau du vocabulaire et de la communication orale, indique Jolyn Thériault, le directeur de l'école.

La communication entre l'école et la maison passe par la travailleuse d'établissement dans les écoles du Centre d'aide aux familles immigrantes (CAFI), Christine Cormier. C'était tout un processus d'expliquer le système scolaire, le matériel nécessaire, qu'on a des souliers d'extérieur et d'intérieur, qu'il y a une classe de gymnase, d'éducation physique, qu'il y a des autobus. Donc beaucoup de petites choses à ajuster pour l'école et pour les familles aussi, selon Mme Cormier.

Des élèves allophones dans une cour d'école.

Il y a beaucoup à apprendre pour les nouveaux arrivants au début, en plus de la langue de leur communauté d'adoption.

Photo : Radio-Canada

Pour aider les familles qui sont arrivées avec souvent une seule valise d'un pays où il fait chaud toute l'année, l'école a maintenant un local pour les dons de vêtements et pour se chausser.

Et il y a la langue. Pour la langue [des] parents des Philippines et de la Jamaïque, c'est plus en anglais. Mais vu que je parle aussi espagnol, pour les Mexicains je leur parle espagnol, mais pour ce qui est des enfants, on s'assure de leur parler en français, avance-t-elle.

Des membres du personnel, dont le directeur, ont appris un peu d'espagnol et de tagalog, la langue parlée par les Philippins.

Une salle de classe avec des groupes d'élèves qui se livrent à différentes activités.

Des membres du personnel ont appris un peu d'espagnol et de tagalog, la langue des Philippins, pour faciliter la communication avec les nouveaux arrivants, au début.

Photo : Radio-Canada

Il faut dire que cette situation est unique dans la province et qu'il faut parfois user d'imagination, d'après le directeur.

Le plus grand défi, c'est d'accepter qu'on n'a pas au départ toutes les solutions miracles dans le domaine de l'éducation. Je ne vous cacherai rien, les gens sont très perfectionnistes, puis [...] si on attend la perfection avant d'agir en fonction de ces nouveaux arrivants là, on fera jamais rien. Donc il faut accepter d'expérimenter, faire des erreurs, estime Jolyn Thériault.

L'école ne met pas l'accent au début sur la réussite scolaire, mais plutôt sur l'intégration sociale et langagière afin de laisser le temps aux enfants de s'adapter, ce qui peut prendre jusqu'à six mois, voire un an.

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Éducation