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Voici la meilleure photo animalière de l’année

Une marmotte debout est saisie d'effroi alors qu'une renarde s'apprête à l'attaquer.

Divulgâcheur : ce n'était pas le jour de la marmotte.

Photo : Yongqing Bao

Radio-Canada

La photographie d’une marmotte saisie d’effroi a reçu le prix Wildlife Photographer 2019.

Le Chinois Yongquing Bao a remporté les honneurs du concours international grâce à son cliché saisissant d’un siffleux sur le point de lutter pour sa vie. La bataille qui a suivi la prise de photo n’a toutefois pas été à l’avantage du rongeur.

« C’est la nature », résume le photographe, qui a réussi à saisir cet instant fatidique en suivant une colonie de marmottes himalayennes qui venaient de sortir de leur hibernation.

Le cliché s’est démarqué parmi les quelque 48 000 photographies soumises au concours organisé depuis plus de 50 ans par le Musée d’histoire naturelle de Londres.

Des Canadiens récompensés

Trois photographes canadiens ont reçu des mentions d’honneur et verront leurs œuvres exposées dans plus de 60 endroits à travers le monde.

The Challenge (Le défi)

Un ours polaire marche sur une pente d'éboulis noir.

La photographie de Françoise Gervais a été sélectionnée parmi les 7000 envois dans la catégorie animaux dans leurs environnements. Photo : The Challenge

Photo : Francoise Gervais/Wildlife Photographer of the Year

Pour Françoise Gervais, la photographie d'un ours polaire escaladant une pente d'éboulis sur l'île de Baffin met en lumière les défis que vivent les habitants des régions arctiques à l’heure des changements climatiques.

Ce n’est pas une image que l’on regarde en se disant qu’on aimerait y être. C’est une image qui donne une voix à ce qui n’en a pas.

Françoise Gervais, photographe de Colombie-Britannique

Nous voyons beaucoup d'images en gros plan d'ours polaires, nous les considérons comme des animaux très forts, explique la photographe qui habite en Colombie-Britannique. Alors, le voir dans l'immensité de son habitat, seul, démontre que même le prédateur le plus puissant peut être vulnérable.

The Wall of Shame (Le mur de la honte)

Une photographie de peaux de serpents et d’empreintes de mains sanglantes.

La photographie de peaux de serpents et d’empreintes de mains sanglantes, prise par la journaliste torontoise Jo-Anne McArthur, a été récompensée dans la catégorie « Photojournalisme animalier ». Photo : The Wall of Shame

Photo : Jo-Anne McArthur/Wildlife Photographer of the Year

Lors d’un rendez-vous annuel qui se déroule à Sweetwater, au Texas, des participants, enfants pour la plupart, décapitent puis écorchent à mains nues des centaines de serpents à sonnettes et marquent un mur en signe de triomphe. On encourage les enfants à prendre part à un événement violent et à le célébrer, raconte la photographe.

Militante pour les droits des animaux, elle se réjouit de la tribune supplémentaire que lui offre le prix pour parler de la maltraitance envers les animaux.

Qu’est-ce qui pourrait mieux illustrer notre brutale domination des animaux que notre sang imprimé sur un mur pour célébrer cette domination?

Jo-Anne McArthur, photographe de Toronto

L'appareil photo est pour elle un outil de changement. On peut raconter des histoires importantes que le monde doit connaître.

Lucky Break (Coup de chance)

Un raton laveur sort d'une voiture à travers un trou dans le pare-brise.

Le photographe de la Saskatchewan Jason Bantle a dû faire preuve de patience pour parvenir à croquer ce moment sur le vif et être récompensé dans la catégorie « Animaux en milieu urbain ». Photo : Lucky Break

Photo : Jason Bantle/Wildlife Photographer of the Year

Pendant deux ans, le photographe de la Saskatchewan Jason Bantle s’est installé, appareil photo à la main, dans une cachette en forêt où se trouvait une Ford Pinto abandonnée, attendant avec impatience le moment où le raton laveur qui y vivait sortirait de la voiture à travers un trou dans le pare-brise.

Je ne vous mentirai pas, une partie de moi commençait à douter, mais je savais par expérience que prendre le cliché prend du temps, raconte-t-il sur les réseaux sociaux.

Les 100 œuvres ayant remporté les mentions d'honneur sont présentement exposées à Londres. Elles pourront être vues au Canada l’an prochain, du 14 février au 29 mars, au Musée royal de la Colombie-Britannique, et du 23 au 29 novembre 2020, au Musée royal de l'Ontario à Toronto.

Avec les informations de Geneviève Lasalle et BBC

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