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Réunion sur la Syrie : Trump malmène la cheffe démocrate Nancy Pelosi

Donald Trump regarde droit devant lui, le doigt pointé vers l'avant.

Le président des États-Unis, Donald Trump

Photo : Getty Images / Win McNamee

Radio-Canada

Donald Trump a traité mercredi la cheffe démocrate du Congrès, Nancy Pelosi, de politicienne de bas étage, selon les dirigeants de l'opposition. Ceux-ci ont de ce fait coupé court à une réunion sur la Syrie à la Maison-Blanche.

Nous avons vu le président craquer; c'est triste à dire, a déclaré la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, en quittant la réunion à la Maison-Blanche.

Il s'agissait de la première rencontre officielle entre le président des États-Unis et la démocrate depuis que cette dernière a lancé, le 24 septembre, une procédure de destitution à son endroit.

Il a été insultant, particulièrement envers Mme Pelosi, a affirmé Chuck Schumer, chef de la minorité démocrate au Sénat. Elle a totalement gardé son calme, mais il l'a traitée de politicienne de bas étage, a-t-il affirmé.

Parlant de la Syrie, le président des États-Unis aurait dit aux chefs démocrates invités à la Maison-Blanche pour cette réunion qu'il y avait des communistes impliqués, alors vous allez peut-être aimer ça, a indiqué M. Schumer.

Ce n'était pas un dialogue; c'était plutôt une diatribe, une diatribe venimeuse qui n'était pas basée sur des faits.

Chuck Schumer, chef de la minorité démocrate au Sénat

Nancy Pelosi a renchéri que Donald Trump avait l'air très secoué par l'approbation, peu avant à la Chambre, d'une résolution non contraignante condamnant sa politique en Syrie à une très large majorité, dont environ deux tiers des élus républicains.

Nous avons été profondément offensés par sa façon de traiter Nancy Pelosi, a renchéri le chef de la majorité démocrate à la Chambre, Steny Hoyer. J'ai été dans de très, très, très nombreuses réunions de ce genre. Je n'ai jamais vu un président traiter de façon aussi irrespectueuse des représentants du Congrès, a-t-il affirmé.

Sorti plus tard de la réunion qui s'est poursuivie sans eux, le chef de la minorité républicaine à la Chambre, Kevin McCarthy, a affirmé que l'entretien avait été beaucoup plus productif après le départ des chefs démocrates. Des élus de l'opposition sont en revanche restés, a-t-il précisé.

Langage peu diplomatique

Dans le sillage de l'offensive de la Turquie dans le nord de la Syrie, le président Trump a envoyé une lettre à son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, dont l'authenticité a été confirmée par l'Agence France-Presse (AFP) et dont les propos sont à l'opposé du langage diplomatique convenu.

Ne jouez pas au dur! Ne faites pas l'idiot! a écrit M. Trump à M. Erdogan.

Trouvons un bon accord, suggère le président américain dans cette missive de quatre paragraphes, qui a été envoyée le 9 octobre, soit le jour de l'offensive turque en Syrie.

Vous ne souhaitez pas être responsable du massacre de milliers de personnes, et je ne veux pas être responsable de la destruction de l'économie turque – ce que je ferais [si nécessaire]

Donald Trump

L'Histoire vous jugera d'un œil favorable si vous agissez de façon juste et humaine. Elle vous considérera à jamais comme le diable si les choses se passent mal, avertit M. Trump.

Je vous téléphonerai plus tard, écrit le président américain en guise de conclusion.

Avec les informations de Agence France-Presse

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