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Le Bloc québécois trace la limite de son appui à un éventuel gouvernement minoritaire

Si les conservateurs devaient prendre le pouvoir, le Bloc serait prêt à voter contre l'abolition de la taxe carbone ou un corridor énergétique.

Le chef Yves-François Blanchet et le candidat Alain Therrien lors d'une annonce.

Le Bloc québécois n'entend pas offrir une alliance ou un appui systématique à un gouvernement minoritaire, quel qu'il soit.

Photo : Radio-Canada / Julie Marceau

Radio-Canada

Advenant l’élection d’un gouvernement conservateur minoritaire, le Bloc québécois se dit prêt à appuyer toute proposition qui serait bonne pour le Québec. Le chef du parti, Yves-François Blanchet, trace toutefois la ligne d'un appui qui ne sera pas systématique.

On est parlables, a-t-il lancé alors que la caravane bloquiste parcourait la Montérégie, où se trouvaient également les conservateurs la veille.

Le chef bloquiste a rejeté toute forme d'alliance ou d'appui systématique. Si ce que vous proposez est bon pour le Québec, on va être là, a précisé Yves-François Blanchet.

Il a toutefois mis en garde les conservateurs de ne pas compter sur les députés bloquistes pour se débarrasser de la taxe carbone, comme le souhaite le parti d'Andrew Scheer. Elle peut être améliorée, mais elle ne doit pas disparaître en s'imaginant que le Saint-Esprit va venir régler les problèmes des changements climatiques, a-t-il raillé.

L’enjeu du corridor énergétique proposé par les conservateurs pourrait aussi se mesurer à l’opposition du Bloc québécois.

D'abord, on va regarder si on peut bloquer la loi sans faire tomber le gouvernement, a expliqué Yves-François Blanchet. Mais s’il n'a pas d’autre choix, il n’hésiterait pas.

Les Québécois ne nous pardonneraient jamais que l'on exproprie du territoire québécois pour faire passer de force du pétrole des sables bitumineux vers les Maritimes pour son exportation.

Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois

Le Bloc québécois avait par ailleurs déjà fermé la porte à l’idée d’une coalition, préférant plutôt soutenir un autre parti projet par projet.

Par ailleurs, le Bloc québécois n'entend pas faire tomber un éventuel gouvernement minoritaire, à moins d’être forcé de le faire.

Selon Yves-François Blanchet, la loi sur les élections à date fixe devrait être respectée, et la responsabilité de faire fonctionner la Chambre des communes incombe au parti qui détient le plus de sièges.

Notre dossier Élections Canada 2019

Avec ou sans le Bloc

En pleine montée dans les sondages au Québec, Yves-François Blanchet a aussi dénoncé la campagne de peur des autres partis, qui tentent de freiner la progression du Bloc.

Les libéraux ont affirmé qu’un vote pour le Bloc favorisait le Parti conservateur, et vice-versa pour les conservateurs d’Andrew Scheer.

Ce dernier avait également dit ne pas avoir besoin de travailler avec le Bloc.

Nous ne participerons à aucune négociation avec le Bloc. Je n’ai pas besoin de travailler avec le Bloc québécois pour donner des résultats aux Québécois. […] Je peux travailler avec François Legault, avait déclaré Andrew Scheer.

Le Bloc québécois et le Parti conservateur pourraient toutefois trouver un terrain d’entente dans certains dossiers, comme celui de l'adoption d'une déclaration de revenus unique pour le Québec.

Andrew Scheer s’est engagé à répondre à cette demande du premier ministre François Legault, une requête que le Bloc soutient également.

Le candidat bloquiste dans La Prairie, Alain Therrien, a d’ailleurs évoqué à ce sujet les chiffres qu’il avait compilés pour le compte de l'Institut de recherche sur l'autodétermination des peuples et les indépendances nationales (IRAI).

Une déclaration de revenus unique permettait à Ottawa de faire des économies de 287 millions de dollars en dépenses administratives, selon son rapport.

Avec les informations de La Presse canadienne

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