•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Mieux arrimer le travail bénévole dans l’accueil des immigrants en Saskatchewan

Une jeune femme de dos, et devant elle, un mur décoré de photos d'enfants des quatre coins du monde.

Avec leur recherche, les enseignants souhaitent contribuer aux discussions sur l’accueil et l’intégration des immigrants dans la province.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Comment les immigrants établis en Saskatchewan peuvent-ils favoriser l'accueil des nouveaux arrivants francophones? Deux professeurs de la Cité universitaire francophone de l’Université de Regina ont présenté un rapport (Nouvelle fenêtre) sur ce sujet qu'ils étudient depuis 2017.

Les résultats de leur recherche, lancée à la demande de la Communauté des Africains francophones de la Saskatchewan (CAFS), mettent en lumière les besoins des immigrants dans la province et le travail réalisé au quotidien par le secteur informel, comme les organismes communautaires fransaskois.

Il y a des obstacles qui sont propres aux immigrants francophones. On demande à ces nouveaux arrivants non seulement de s’adapter à un nouveau pays, mais aussi, de s’intégrer à une communauté minoritaire.

Jérôme Mélançon, professeur adjoint

Jérôme Mélançon et Michael Akinpelu ont partagé quelques besoins pressants qu’ils ont constatés parmi la soixantaine d’immigrants qu’ils ont sondés : des services qui tiennent compte de la diversité des parcours d’immigration, des programmes d’orientation plus longs ou encore une meilleure compréhension du choc culturel parfois vécu.

Les deux professeurs ont dressé une liste de 15 propositions pour améliorer l'intégration des immigrants francophones. Ils suggèrent notamment une meilleure reconnaissance et un meilleur financement des services de la CAFS, une offre de service pour les bénévoles en immigration de la part du Réseau en immigration francophone de la Saskatchewan (RIF-SK) ainsi que l'indépendance du nouvel organisme en immigration SAIF-SK.

Une liste qui n’a pas manqué de faire réagir plusieurs membres de la communauté fransaskoise, comme Marie Galophe, coordonnatrice du RIF-SK, ou encore Denis Simard, président de l'Assemblée communautaire fransaskoise (ACF).

Tous deux ont déploré que de nombreuses recommandations fussent déjà en cours de réalisation et ont souligné le manque de clarté dans la compréhension du mandat des acteurs en immigration au sein de la communauté fransaskoise.

Il y a une incompréhension récurrente sur le mandat du RIF-SK, qui est une table de concertation et non un organisme. Cela rappelle notre responsabilité de sensibiliser, d’éduquer de façon continue sur qui nous sommes et ce que nous faisons.

Marie Galophe, coordonnatrice du Réseau en immigration francophone de la Saskatchewan
Marie Galophe parle au micro lors de la conférence à la Cité universitaire francophone.

Pour Marie Galophe, ce rapport incite les acteurs en immigration à mieux collaborer pour répondre aux besoins des immigrants francophones.

Photo : Radio-Canada / Sophie Chevance

Denis Simard a pour sa part commenté la nature du nouveau Service d’aide à l’immigration francophone de la Saskatchewan (SAIF-SK).

Il y aura un conseil d’administration à part entière, ce ne seront pas cinq Denis Simard qui vont siéger là, précise-t-il.

Sébastien Durand, qui a immigré en Saskatchewan il y a quelques années, était un peu déçu des sujets abordés au cours de la soirée. Il espérait mieux comprendre les différents services en immigration offerts aux francophones.

Je m’attendais à une discussion sur l’immigration dans la province et sur l’inclusion des immigrants. J’ai plutôt eu l’impression que l’on s’interrogeait sur la façon dont la CAFS s’articulait aux autres organismes et sur le manque de communication entre ces derniers.

Sébastien Durand, francophone immigré en Saskatchewan

Lors du dernier recensement de Statistique Canada, en 2016, environ 110 000 immigrants vivaient dans la province, soit environ 10,5 % de la population totale.

Selon le Commissariat aux langues officielles, environ 50 000 personnes sont en mesure de s'exprimer en français, et 16 % d'entre elles sont nées à l’étranger.

Saskatchewan

Engagement communautaire