•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le Colisée nommé Pepsi... sans contrat officiel

Le Colisée de Québec depuis le retrait du lettrage de sa façade, le mois dernier.

Le Colisée de Québec depuis le retrait du lettrage de sa façade, le mois dernier.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Olivier Lemieux

C’est sur la base d’une entente verbale que l’embouteilleur-distributeur Alex Coulombe a versé des redevances à la Ville de Québec pour les droits d’identification du Colisée Pepsi entre 2009 et 2015, a appris Radio-Canada.

Le contrat signé entre les parties en 1999 n’avait pas été renouvelé à son échéance, en 2009.

On a décidé à ce moment-là de poursuivre avec une facturation mensuelle, précise la porte-parole de la Ville de Québec, Wendy Whittom.

Selon elle, la perspective de voir un nouvel amphithéâtre construit à Québec compromettait dès 2009 la renégociation d'un contrat à long terme pour les droits d’identification du Colisée.

Comme le pacte de 10 ans avec la compagnie Alex Coulombe arrivait à terme, la Ville affirme avoir convenu verbalement de prolonger les termes de l’entente au mois.

C’était une entente verbale en raison du climat d’incertitude.

Wendy Whittom, porte-parole, Ville de Québec

La Ville de Québec assure avoir touché la somme de 12 500 $ par mois dès le 1er septembre 2009 et que des redevances ont été versées jusqu’à l’ouverture officielle du Centre Vidéotron, en septembre 2015, pour un total d’environ 900 000 $.

Une affirmation impossible à vérifier, puisque la Ville n'a pu produire aucun document à ce propos malgré les nombreuses demandes de Radio-Canada.

Le Colisée Pepsi tel qu'on pouvait le voir avant le retrait de son lettrage de façade, en septembre 2019.

Le Colisée Pepsi tel qu'on pouvait le voir avant le retrait de son lettrage de façade, en septembre 2019.

Photo : Radio-Canada

Un contrat revu à la baisse

Nous avons cependant pu obtenir les détails du contrat conclu entre ExpoCité et l’entreprise Alex Coulombe entre 1999 et 2009 en vertu de la loi sur l'accès à l’information.

À partir de l’année 2002-2003, on remarque une baisse des redevances versées à la Ville.

Selon Wendy Whittom, c’est en raison de l’arrêt des activités du club de hockey Les Citadelles de Québec.

La perte d'un locataire aurait ainsi fait diminuer la valeur des droits d'identification.

La somme mensuelle versée par le partenaire lors de la dernière année du contrat correspond au montant que l’administration Labeaume aurait perçu par la suite jusqu’à l’ouverture du Centre Vidéotron.

En plafonnant les versements de son partenaire jusqu'en 2015, la Ville a cependant renoncé à l'indexation annuelle de 4 à 6 % prévue au premier contrat.

Communiquer avec la Ville

La compagnie Alex Coulombe n'a pas voulu commenter le dossier.

Pour obtenir des informations plus précises, je vous invite à communiquer avec la Ville de Québec, répond la coordonnatrice au marketing Pascale Blouin.

Du côté de l’administration municipale, la porte-parole Wendy Whittom assure que les versements liés aux droits d’identification du Colisée apparaissent quelque part dans les livres financiers de la Ville.

Démolition annoncée

Le 9 septembre dernier, le maire Labeaume a confirmé la démolition imminente du vieux Colisée.

On est rendus, effectivement, à mettre le Colisée à terre, a-t-il indiqué.

L’annonce est survenue au lendemain du retrait de l’enseigne de l’édifice et de la commandite qui y était toujours associée.

Aucune date n’a été avancée pour la démolition de l'édifice.

Québec

Politique municipale