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Deux professeures de l'UQAT considèrent les résidus miniers comme des ressources

Une femme tenant un certificat et un homme portant un chandail de l'UQAT posent dans un auditorium de l'Université.

Lucie Coudert, titulaire de la nouvelle Chaire de recherche du Canada en retraitement des rejets miniers

Photo : Radio-Canada / Emily Blais

Emily Blais

Deux titulaires de chaires de recherche du Canada à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) considèrent les résidus miniers comme des ressources plutôt que des déchets. Elles développent des stratégies pour diminuer l'impact de ces rejets sur l'environnement.

Lucie Coudert a obtenu la Chaire de recherche du Canada en retraitement des rejets miniers. La professeure à l'Institut de recherche en mines et en environnement (IRME) s'intéresse aux résidus des minières en activité.

C'est un programme de recherche de cinq ans qui vise à améliorer les connaissances en vue d'implanter les procédés de retraitement des rejets dans les opérations minières pour diminuer l'impact de ces rejets et maximiser l'exploitation des ressources issues du sous-sol canadien, explique-t-elle.

C'est en fait de développer des procédés de traitements, que ce soit des traitements physiques ou chimiques, qui vont nous permettre d'aller chercher des éléments d'intérêt, que ce soit des éléments à valeur ajoutée ou des éléments problématiques qui sont encore contenus dans ces rejets miniers, en vue d'éviter leur relargage dans l'environnement et d'aller chercher des valeurs commerciales pour balancer les coûts associés à ce retraitement des rejets, résume Lucie Coudert.

Ses travaux complètent ceux d'Isabelle Demers, qui vient d'obtenir le renouvellement de sa Chaire de recherche sur l'intégration de l'environnement dans le cycle de vie d'une mine.

Pour Isabelle Demers, aussi professeure à l'IRME, des éléments d'intérêt se trouvent peut-être dans les résidus miniers de sites abandonnés.

Une femme parle derrière un lutrin de l'UQAT.

La Chaire de recherche du Canada sur l'intégration de l'environnement dans le cycle de vie d'une mine d'Isabelle Demers a été renouvelée.

Photo : Radio-Canada / Emily Blais

Dans certains cas, on peut retrouver par exemple des quantités d'or qui sont très proches de nos gisements qu'on exploite présentement, donc on se dit : "Il y a peut-être quelque chose à faire". Ces matériaux-là sont déjà broyés, souvent, ils ne sont pas toujours faciles d'accès, mais il y a peut-être quelque chose à faire pour aller récupérer les valeurs économiques qui n'ont pas été récupérées à l'époque, soutient-elle.

Elle veut appliquer ses recherches sur des sites miniers abandonnés. Moi, je vais plutôt m'intéresser à voir ce qu'il reste dans les rejets que ça fait 10, 20, 30, 40, 50 ans qui sont là, précise-t-elle. Pour y arriver, elle compte notamment sur les partenariats avec les compagnies minières Agnico Eagle, Canadian Malartic, IAMGOLD, Glencore, Goldcorp et Rio Tinto Fer et Titane.

Cinq chaires

Isabelle Demers avait obtenu sa chaire de recherche, où les étudiants sont aussi impliqués, en 2014. Ça démontre à la fois l'excellence et la qualité des travaux que la professeure Demers a réalisés durant la première phase de sa Chaire de recherche. L'obtention d'un renouvellement, ça lui permet d'aller beaucoup plus loin dans ce qui a déjà été entamé et continuer entre autres à continuer ses projets de recherches et à former des étudiants, du personnel hautement qualifié, a mentionné le professeur et directeur de l'IRME, Vincent Cloutier.

Ce qu'on cherche à faire, c'est de trouver des solutions pour mieux gérer les rejets miniers et ne pas nécessairement attendre à la fin de la mine que tout soit déposé et qu'on se retrouve avec des problèmes qui sont énormes, mais plutôt d'y réfléchir dès le début des opérations et au cours des opérations, explique Isabelle Demers.

L'UQAT compte actuellement cinq chaires de recherche du Canada.

Abitibi–Témiscamingue

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