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Des évacués subissent le racisme, selon le grand chef Arlen Dumas

Arlen Dumas debout.

« La tempête ne choisit pas ses victimes. Nous sommes en crise, et les gens peuvent mieux se comporter », dit Arlen Dumas.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le grand chef de l'Assemblée des chefs du Manitoba, Arlen Dumas, affirme que certains hôtels et entreprises de Winnipeg refusent d’offrir des services aux personnes des Premières Nations évacuées en raison de la tempête de neige qui a frappé la province vendredi.

Environ 6000 membres des Premières Nations évacués sont enregistrés auprès de la Croix-Rouge, et la grande majorité d'entre eux vivent chez des proches ou dans les hôtels, selon cette dernière.

Le grand chef de l'Assemblée des chefs du Manitoba, Arlen Dumas, croit toutefois que certains hôtels manquent de compassion envers les évacués.

Ils ne permettent pas aux évacués d’utiliser certains services ou refusent d’accueillir les évacués , affirme-t-il.

Il interpelle le premier ministre, Brian Pallister, ainsi que le maire de Winnipeg, Brian Bowman, et leur demande de faire des déclarations formelles pour condamner ce qui constitue, selon lui, « des actes racistes ».

Soutien de la Croix-Rouge

Dimanche, la Croix-Rouge a aménagé un refuge au Centre des congrès RBC de Winnipeg, d’une capacité de plus de 1000 places. L'endroit est presque vide aujourd’hui, selon le porte-parole de la Croix-Rouge, Jason Small.

« La nuit dernière, nous avions un peu moins de 80 personnes au refuge. »

La Croix-Rouge doit donc travailler étroitement avec les chefs pour rejoindre les évacués là où ils se trouvent et leur offrir du soutien pour les besoins de base, explique M. Small.

« Nous avons des autobus à notre disposition qui font des trajets pour ceux et celles qui ont besoin de se déplacer », indique le porte-parole.

La Croix-Rouge offre aussi un soutien moral et psychologique aux évacués. Les équipes travaillent avec des personnes qui font face au stress et des personnes qui ont des besoins spéciaux, d’après M. Small.

Nous les orientons quand c’est nécessaire ou leur offrons une oreille attentive et une épaule sur laquelle ils peuvent se poser.

Il ajoute que la Croix-Rouge a aussi des partenaires communautaires qui organisent des activités récréatives afin de s’assurer que les enfants ne s'ennuient pas.

Toujours sans électricité

Par ailleurs, sur les 17 communautés autochtones qui étaient sans électricité lundi matin, le grand chef note que 4 ont vu leur service rétabli et que de nombreuses personnes sont retournées à la maison.

Il ignore toutefois combien de temps les autres communautés devront attendre. « Hydro Manitoba et les autorités nous ont dit qu’ils font de leur mieux et nous espérons que les choses rentreront dans l’ordre le plus vite possible », dit-il.

Mercredi à 15 h 30, 8078 clients d’Hydro Manitoba étaient toujours sans électricité dans la province.

L’incertitude à l’horizon pour le vote

Selon la Croix-Rouge, Services aux Autochtones Canada travaille étroitement avec Élections Canada pour permettre aux personnes évacuées d’exprimer leur droit de vote.

Nous sommes en communication avec les chefs des Premières Nations évacuées pour mettre en place un plan efficace afin que tout le monde puisse voter, dit Marie France Kenny, conseillère régionale pour les médias à Élections Canada.

Jason Small rappelle que les personnes qui souhaitent aider sont toujours les bienvenues. Nous avons des personnes qui sont venues d’ailleurs au pays pour faire du volontariat et nous encourageons des personnes qui veulent se joindre à nous.

La tempête ne choisit pas ses victimes, nous sommes en crise et les gens devraient mieux se comporter, dit Arlen Dumas.

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