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Poissons mal étiquetés : l’Est-du-Québec serait moins touché que d'autres régions

Des filets de saumons empilés.

Selon plusieurs commerçants de l'Est-du-Québec, les clients de la région ont les bonnes informations sur les produits de la mer qu'ils consomment.

Photo : Radio-Canada

Michaële Perron-Langlais

D’après une enquête réalisée par l’organisme Oceana Canada, la moitié des produits de la mer sont mal identifiés dans les restaurants et les épiceries du pays. Plusieurs commerçants de l’Est-du-Québec croient toutefois que la situation est différente dans la région.

Les chiffres présentés par Oceana Canada sont basés sur 472 échantillons provenant de six villes canadiennes, soit Montréal, Victoria,Toronto, Ottawa, Halifax et Vancouver.

Bien que l’enquête d’Oceana n'ait pas porté spécifiquement sur l’Est-du-Québec, la porte-parole de l’organisme, Sayara Thurston, reconnaît que la situation pourrait être moins alarmante dans certaines régions. C’est vrai que dans les régions plus près de la mer, il y a souvent une meilleure connaissance régionale des produits, donc ça peut jouer un rôle, dit-elle.

De nombreux commerçants du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et de la Côte-Nord sont eux aussi de cet avis.

La population d’ici connaît le poisson qu’elle mange, affirme Steve Noël, le gérant de la poissonnerie La Marinière, à Rivière-au-Renard. Pour moi, vendre de la morue et mettre de la sole, c’est sûr que la population va découvrir ça tout de suite.

Tu ne peux pas berner les gens, ajoute Julie Saint-Pierre, gérante de la poissonnerie Gagnon, à Rimouski. Ils connaissent les produits. Ce n’est pas à l’avantage d’un épicier, d’un poissonnier ou d’un restaurant de faire passer un produit pour un autre. Quelqu’un qui s’y connaît le moindrement, ça va le choquer.

Madame Saint-Pierre ajoute que les entreprises qui se feraient prendre pourraient perdre ces clients à tout jamais.

En plus des connaissances des consommateurs, la proximité du produit pourrait réduire le risque qu’un poisson ou un fruit de mer soit mal étiqueté.

Les produits vendus ici, en région, ce sont souvent des produits qu’on pêche dans nos eaux côtières, explique Annie Gallant, directrice de la poissonnerie Fortier, à Sept-Îles, et responsable de la recherche et du développement pour l'AMIK, un organisme de soutien aux pêcheries autochtones de la Côte-Nord.

Sayara Thurston confirme qu’une partie du problème d’étiquetage est liée à la longueur et la complexité des chaînes d’approvisionnement.

Dès qu’on peut raccourcir ces chaînes-là, c’est sûr que c’est plus probable de bien acheter ce qu’on croit acheter.

Sayara Thurston, porte-parole d’Oceana Canada

Tout comme certains commerçants de l’Est-du-Québec, elle croit toutefois que les régions côtières ne sont pas complètement à l’abri du problème.

Oceana Canada interpelle le gouvernement pour la mise en place d'un système de traçabilité nationale, du navire jusqu'à l'assiette.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Industrie des pêches