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Des experts confrontent les idées de Cardy au Sommet sur l'éducation du N.-B.

Une salle comble.

Des jeunes, des parents, des enseignants et des experts participent à ce sommet qui vient de s'ouvrir à Fredericton.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Radio-Canada

Le tout premier Sommet sur l'éducation du Nouveau-Brunswick commençait mercredi à Fredericton. Parents, élèves et experts se sont déplacés pour faire le point sur ce secteur dans la province.

Le premier ministre Blaine Higgs a ouvert le bal avec un discours alarmiste sur l'état de l'éducation dans la province.

Notre système d'éducation est un désastre, les salles de classe sont perturbées, le personnel enseignant a dépassé ses limites, indique-t-il en ouverture d'événement devant une salle comble.

Blaine Higgs donne un discours.

Le premier ministre Blaine Higgs a donné le coup d'envoi au Sommet sur l'éducation, qui se tiendra jusqu'à vendredi à Fredericton.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Mais déjà, d'emblée, des experts invités au sommet font valoir que le système se porte plutôt bien, du moins pour l'instant.

Tracey Burns, analyste principale au Centre pour la recherche et l'innovation dans l'enseignement (OCDE), a démenti les propos du premier ministre lors de la conférence qu'elle a offerte lors du sommet.

Au niveau des résultats de notre enquête, le Nouveau-Brunswick [...] c'est vraiment parmi les meilleurs, meilleurs acteurs mondiaux, indique l'analyste.

Mme Burns fait référence aux tests PISA, qui s'adressent aux jeunes de 15 ans de plus de 70 pays. Ce test démontre que les résultats sont plutôt prometteurs pour les jeunes du Nouveau-Brunswick.

Le système éducatif canadien en général, c'est parmi les meilleurs performeurs dans le monde ou dans les pays qui font partie du PISA, et le Nouveau-Brunswick aussi, ça fait partie des meilleurs, dit-elle.

Une salle comble.

Premier jour du Sommet sur l'éducation: des experts rappellent que le système d'éducation du Nouveau-Brunswick n'est pas en crise, mais que des changements sont nécessaires.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Je ne dirais pas que c'est une crise [en éducation].

Tracey Burns, analyste principale au OCDE

Tracey Burns reconnaît toutefois que la province a son lot de défis à surmonter dans le domaine de l'éducation, entre autres concernant l'inclusion scolaire, l'apprentissage des langues et les compétences transversales.

J'ai été impressionnée par le livre vert, parce que je l'ai trouvé courageux, j'ai trouvé qu'il était prêt à affronter des grands défis et c'était prêt à identifier les forces, mais aussi les faiblesses du système, souligne Mme Burns.

Un auteur et conférencier américain dans le domaine de l'éducation, Marc Prensky, estime que l'abolition proposée des années scolaires par le ministre Cardy va de soi.

Tous les gens que j'ai rencontrés, les enfants que j'ai rencontrés, qui ont été mélangés, ont apprécié, souligne l'auteur, qui s'est largement penché sur cette question ces dernières années.

Il croit qu'un système où des élèves d'âges différents apprennent ensemble serait plus efficace que le système actuel.

Ça me fait penser [à une] entreprise. Ça serait bizarre d'avoir des gens de la première année qui travaillent ensemble et des gens qui sont en deuxième année [d'emploi dans l'entreprise] qui travaillent ensemble, d'avoir des cohortes qui ne se mélangent pas, dit-il pour illustrer ses idées.

Le Sommet de l'éducation est le premier du genre à prendre place au Nouveau-Brunswick. Les participants ont maintenant trois jours pour débattre des idées proposées et mettre au point des pistes de solutions aux problèmes rencontrés par le système scolaire de la province.

Dominic Cardy et en arrière-plan Blaine Higgs.

Le ministre de l'Éducation Dominic Cardy avec en arrière-plan le premier ministre du Nouveau-Brunswick Blaine Higgs lors de la première journée du Sommet sur l'Éducation

Photo : Radio-Canada

Les différents points de vue exprimés seront présentés dans un document, à la fin de l'événement. Le ministre de l'Éducation assure qu'il en tiendra compte lorsqu'il sera temps de réaliser la réforme, qu'il estime nécessaire.

D'après les renseignements de Michel Corriveau

Nouveau-Brunswick

Éducation