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Une chute mortelle causée par une « mauvaise planification » des travaux

Un immeuble en construction

Photo : Radio-Canada/Pascal Poinlane

Radio-Canada

Un apprenti charpentier-menuisier qui a fait une chute mortelle, ce printemps à Québec, a été victime d’une mauvaise planification des travaux, conclut la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) dans son rapport d’enquête publié mercredi matin.

Le 13 mars, Marc-André Gosselin, 26 ans, s’affairait à poser une membrane protectrice sur la toiture d’un immeuble en construction sur le boulevard Bastien.

Il portait un harnais de sécurité, mais il n’était pas attaché quand le travailleur a mis le pied sur une pellicule de polyéthylène qui a cédé sous son poids. Il a fait une chute de plus de 10 m et son décès a été constaté à l’hôpital.

Reconstitution de l'accident de travail

La panification de la protection des ouvrages contre les intempéries est déficiente en ce qui a trait à la formation des travailleurs et au contrôle des dangers de chutes, peut-on lire dans le rapport d’enquête de la CNESST.

Comme il n’y a pas eu de directives spécifiques, les travailleurs ont improvisé une méthode de travail qui ne permet pas d’être protégés contre les dangers de chutes.

Extrait du rapport de la CNESST

Harnais de sécurité

Tous les travailleurs portaient des harnais de sécurité, mais la plupart se sont détachés quand les ancrages au sol ont été recouverts par la pellicule de polyéthylène installée sur la toiture.

En l’absence de garde-corps pour prévenir les chutes, de nouveaux ancrages auraient dû être fixés au toit. La réglementation oblige les travailleurs à être attachés en tout temps lorsqu’un risque de chute de plus de 3 mètres existe.

Avant de commencer ce travail-là le matin, on devait s’assurer que la pose se faisait de manière sécuritaire et s’assurer que les travailleurs soient attachés en tout temps, note l’inspectrice de la CNESST Nathalie Saindon.

Elle ajoute que l’entreprise en cause, Dubo & Fils inc., pourrait écoper d’une amende salée au terme de l’enquête de la CNESST. Un constat d’infraction est à l’étude et une décision devra être rendue avant le 13 mars 2020, précise Nathalie Saindon.

Pour une première infraction, les amendes peuvent varier de 17 000 $ à 68 000 $.

Québec

Accident de travail