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Centre hospitalier Restigouche : les recommandations ont-elles été suivies?

Le Centre hospitalier Restigouche vu de l'extérieur.

Le Centre hospitalier Restigouche est situé à Campbellton, dans le nord du Nouveau-Brunswick (archives).

Photo : Radio-Canada

Wildinette Paul

La mise en oeuvre des recommandations du consultant George Weber dans son rapport sur le Centre hospitalier Restigouche, à Campbellton, a commencé, six mois après le dépôt de son rapport. Le gouvernement du Nouveau-Brunswick lui avait donné ce mandat après un rapport accablant sur les soins offerts à cet hôpital psychiatrique.

George Weber, un spécialiste en matière de santé mentale, avait entre autres pour mandat de fournir au gouvernement une évaluation des projets d’amélioration des traitements et des services du Centre hospitalier Restigouche (CHR), entrepris par le Réseau de santé Vitalité. 

M. Weber devait également présenter des recommandations au ministre de la Santé sur la qualité du CHR. 

Le consultant externe en a finalement ciblé quatre pour le gouvernement afin d’améliorer la sécurité et les services dans l’établissement:

  • Garder le CHR ouvert et élaborer des stratégies de recrutement;
  • Améliorer la concertation entre les ministères;
  • Élaborer un cadre de soins de santé mentale et de toxicomanie;
  • Surveiller les évaluations médico-légales.

Pour Vitalité, George Weber proposait six recommandations afin d’améliorer encore davantage la sécurité et la qualité des soins au CHR.

  • Envisager d’embaucher et de retenir des infirmières;
  • Accorder des fonds pour la formation et le perfectionnement;
  • Joindre des réseaux nationaux de qualité en santé mentale;
  • Déployer des caucus de sécurité;
  • Élaborer un plan de ressources humaines propre au CHR;
  • Mettre en place un système de suivi.

Le ministre de la Santé Hugh Flemming et Vitalité avaient accepté les recommandations du spécialiste.

Qu’est-ce que la province a fait?

Dans un courriel, le ministère de la Santé rappelle qu’une prime de 5 % est dorénavant offerte aux infirmières qui travaillent au CHR. L'initiative a été prise de concert avec le Réseau de santé Vitalité dans le but de recruter et de maintenir des professionnels en poste.

Des patients du CHR quittent l’établissement et sont aiguillés vers d’autres services appropriés. Le travail se poursuit en collaboration avec le ministère de la Santé et le ministère du Développement social, précise-t-on.

Le centre vu de l'extérieur.

Le Centre hospitalier Restigouche est l'hôpital psychiatrique du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Par ailleurs, la province n’a toujours pas élaboré un cadre ou un continuum de soins de santé mentale et de toxicomanie, comme le recommandait George Weber. Ce cadre doit permettre de cerner les manques à combler. Le ministère de la Santé indique plutôt qu’il continue de travailler sur le développement d’un plan d’amélioration continue du continuum de soins pour les services de traitement des dépendances et de santé mentale.

Le ministère de la Santé souligne aussi avoir embauché une psychiatre pour deux ans dans le but d’appuyer le développement de solutions à long terme.

Et le Réseau de santé Vitalité?

Le Réseau demeure mobilisé pour atteindre son objectif de transformer le CHR et de répondre aux six recommandations du rapport Weber, a déclaré Gilles Lanteigne, président-directeur général de Vitalité.

Un tableau de bord a été mis en place au CHR. Il permet de suivre le nombre d’incidents graves et les mesures prises en conséquence, par exemple.

La couverture du rapport Weber.

Le 8 mai 2019 le rapport de l'enquêteur externe, George Weber, sur les problèmes au Centre hospitalier Restigouche a été déposé à l'Assemblée législative.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Toutes les unités de soins de l’établissement ont maintenant des caucus de sécurité. Mais pour ce qui est du personnel médical, le travail continue avec le ministère de la Santé.

Un AFP [plan de rémunération de rechange] a été préparé par le Réseau de santé Vitalité et est présentement à l’étude par le ministère de la Santé. Il prévoit notamment des ajustements aux conditions de travail des psychiatres pour améliorer le recrutement et la rétention, indique le Réseau.

Le CHR s’est également joint à l’Initiative de qualité en santé mentale et en toxicomanie, qui est un réseau national de qualité en santé mentale, tel que recommandé par George Weber, et plusieurs formation à l'extérieur de la province ont aussi lieu.

Le Réseau travaille actuellement sur l’entièreté des recommandations fournies par le ministère, conclut Vitalité.

Nouveau-Brunswick

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