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Nouvelles enquêtes sur la mort de neuf Autochtones : un travail complexe

Dirk Huyer, Stephen Goudge, Michael Pollanen, Sylvie Hauth, Alvin Fiddler, Helen Cromarty et Ken Leppert posent pour une photo.

Le comité de gouvernance, qui supervisera le travail des enquêteurs menés par le commissaire-détective de la PPO à la retraite Ken Leppert (à droite), se rencontrera régulièrement à Thunder Bay.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Radio-Canada

La police de Thunder Bay et le bureau du coroner en chef de l’Ontario ont déjà commencé le travail visant à reprendre les enquêtes entourant la mort de membres de Premières Nations. Le comité de gouvernance se donne jusqu’en juillet 2020 pour y arriver.

Ces enquêtes pourraient avoir une incidence sur d’autres causes similaires ailleurs dans la province.

Le coroner en chef, Dirk Huyer, et le grand chef de la Nation Nishnawbe Aski, Alvin Fiddler, ont expliqué mardi les modalités entourant ces enquêtes, aux membres de la Commission des services policiers de Thunder Bay.

Des gens qui discutent autour de la table, en réunion.

Le coroner en chef, Dirk Huyer (à gauche), parle aux membres de la Commission des services policiers de Thunder Bay en compagnie du grand chef autochtone Alvin Fiddler.

Photo : CBC/Kris Ketonen

Celles-ci avaient été annoncées plus tôt cette année à la suite d’un rapport accablant du Bureau du directeur indépendant de l’examen de la police (BDIEP) sur les agissements du Service de police de Thunder Bay relativement à la population autochtone.

Questionné sur le coût des enquêtes, le coroner en chef s’est contenté de dire que chaque organisation participante contribue financièrement à celles-ci et que l’objectif est de découvrir la vérité.

Nous espérons que la démarche permettra d’apporter des changements à l’approche lors d’enquêtes menées à Thunder Bay et, probablement, dans toute la province et que cela contribuera à augmenter la confiance de la communauté, a indiqué M. Huyer.

Stephen Goudge aux côtés du grand chef de NAN, Alvin Fiddler, lors d'un point de presse.

Le juge à la retraite Stephen Goudge espère lui aussi que la réouverture des enquêtes permettra de tirer des leçons qui pourront servir à l’ensemble des corps policiers de l'Ontario.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

La police de Thunder Bay réclame d’ailleurs plus d’argent de la province pour mettre en place les recommandations du rapport de Gerry McNeilly, y compris la réouverture des enquêtes.

Le coroner en chef de la province siège au comité et c’est le commissaire-détective de la Police provinciale de l’Ontario (PPO) à la retraite Ken Leppert qui mène les nouvelles enquêtes.

Ken Leppert répond aux questions des journalistes lors d'un point de presse.

Le commissaire-détective à la retraite Ken Leppert dirige l'équipe d'enquêteurs responsable de réexaminer les neuf cas.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

M. Leppert travaillera avec des enquêteurs du service de police de Thunder Bay et des représentants de la police autochtone Nishnawbe Aski pour reprendre à zéro les neuf enquêtes.

Ces policiers seront affectés à temps plein à ces dossiers jusqu’en juillet 2020.

Le commissaire-détective à la retraite reconnaît que l’équipe d’enquête fait face à de nombreux défis, surtout que certaines des morts remontent à plusieurs années.

C’est particulièrement le cas dans le dossier de Jethro Anderson, dont le corps a été retrouvé à l’automne 2000.

Il ajoute en contrepartie que les techniques d’enquêtes ont évolué en 19 ans, et que les policiers ont accès à des technologies de plus en plus poussées.

Participation des familles

L’équipe multidisciplinaire aura pour mandat de contacter les familles des victimes, afin de mieux comprendre ce qui a mené à la mort de ces personnes.

Helen Cromarty, de la Nation Nishnawbe Aski, en conférence de presse aux côtés du coroner en chef de l'Ontario, Dirk Huyer.

L’aînée autochtone Helen Cromarty agira comme personne-ressource pour s’assurer que les enquêteurs comprennent bien les coutumes des familles autochtones, qui proviennent de plusieurs communautés différentes.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Mais le grand chef Fiddler doute que toutes les familles veuillent participer.

J’espère qu’elles collaboreront, mais plusieurs ont souffert pendant une longue période. Ceci pourrait toutefois être la dernière occasion pour elles d’avoir les réponses qu’elles n’ont jamais eues, dit-il.

Il indique que les familles participantes auront accès à un interprète et à du soutien psychologique pendant l’enquête.

Avec les informations de CBC

Nord de l'Ontario

Forces de l'ordre