•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Mort de Colten Boushie : l’enquête sur le travail de la GRC tire à sa fin

La mère de Colten Boushie, Debbie Baptiste, tient une photo de son fils entre les mains.

La mère de Colten Boushie, Debbie Baptiste, a déjà déclaré que des agents étaient rentrés chez elle avec des armes dégainées avant de lui apprendre la mort de son fils (archives).

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Radio-Canada

D’ici la fin de l’année 2019, la Commission civile d'examen et de traitement des plaintes relatives à la GRC (CCETP) concluera son enquête sur les événements qui ont suivi la mort de Colten Boushie en août 2016.

Colten Boushie, un Cri de 22 ans de la Première Nation de Red Pheasant, a été abattu dans la ferme de l’agriculteur Gerald Stanley, reconnu non coupable de meurtre au deuxième degré par un jury de 12 personnes en février 2018.

La CCETP se définit comme un organisme indépendant qui s’assure que les plaintes déposées par le public au sujet de la conduite des membres de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) sont examinées de façon équitable et objective. Elle procède à un examen lorsqu’un plaignant n’est pas satisfait du règlement de sa plainte par la GRC.

À la suite d’une enquête interne, la GRC avait blanchi ses agents de tout acte répréhensible. L’oncle de la victime, Alvin Baptiste, a alors demandé à la CCETP d’examiner la plainte.

L’organisme indépendant essaie, depuis deux ans, de déterminer si les membres de la GRC ont suivi conformément la politique et s’ils ont fait preuve de discrimination à l’égard de la famille Boushie et de ses origines cries.

Le rapport et les recommandations de la CCETP seront examinés par la GRC, qui devra ensuite, par une réponse écrite de son commissaire, confirmer les recommandations retenues.

Si aucune mesure ne doit être prise, le commissaire doit en donner les raisons, précise un porte-parole de la Commission civile. Celle-ci rendra son rapport public une fois la réponse de la GRC obtenue.

Préoccupation concernant la conservation des preuves

Après le verdict, une information avait grandement inquiété la famille Boushie : des agents de la GRC chargés de sécuriser les lieux n’avaient pas couvert le véhicule dans lequel se trouvait Colten Boushie lorsqu’il a reçu une balle dans la tête. La pluie avait ensuite emporté d’importantes preuves.

Un VUS gris accidenté avec un pneu crevé et le pare-brise craqué.

Le VUS gris dans lequel se trouvaient Colten Boushie et quatre autres personnes. Eric Meechance et Cassidy Cross ont raconté que, après avoir reçu un coup de marteau dans le pare-brise, ils étaient sortis du véhicule et avaient pris la fuite à pied.

Photo : Gendarmerie royale du Canada (GRC)

Les Boushie ont également fait part de leurs préoccupations quant à la façon dont ils ont été informés de la mort de Colten. Sa mère, Debbie Baptiste, a déjà déclaré à CBC que des agents étaient rentrés chez elle avec des armes dégainées avant de lui apprendre la mort de son fils. Elle avait aussi mentionné que, lorsqu'elle s’est effondrée au sol, un agent lui avait dit de reprendre ses moyens avant de lui demander si elle avait consommé de l’alcool.

La GRC avait répondu que le but de ses agents n’avait pas été de causer de la douleur à la femme endeuillée, mais que les policiers avaient été mis en garde qu’une personne armée aurait pu se trouver dans une caravane qui correspondait à la description de celle dans laquelle vivait Debbie Baptiste.

Une femme tient une photo de Colten Boushie lors d'une veillée à sa mémoire.

Une veillée à la mémoire de Colten Boushie avait lieu à Montréal, en février 2018.

Photo : Radio-Canada / Laurence Niosi

De plus, la famille Boushie avait intenté une poursuite civile contre la police fédérale dans laquelle elle plaidait que des agents de la paix avaient fouillé le domicile de Debbie Baptiste sans motif et sans mandat, violant ainsi les droits et les libertés garantis.

Un an après le dépôt de la poursuite, la GRC n’avait toujours pas écrit de déclaration de défense.

Avec les informations de CBC

Saskatchewan

Justice