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Un an après la légalisation du cannabis, la rentabilité n’est pas au rendez-vous

Une main gantée montre une feuille de cannabis dans une usine de production de cette plante.

Les difficultés d'approvisionnement n'ont pas été les seuls soucis de l'industrie du cannabis au cours de cette année en dents de scie.

Photo :  CBC

Maxime Bertrand

Il y a un an, la légalisation du cannabis annonçait pour plusieurs le début d'une ère prometteuse et de généreux profits.

Adam Greenblatt, porte-parole de Canopy Growth, y croyait lorsque nous l'avons rencontré au siège social de l'entreprise, en octobre 2018. Aujourd'hui, il admet que l'année n'a pas été de tout repos.

C'était une année assez compliquée qui n'était pas sans défi. Au début, il y avait des difficultés à répondre à la demande pour le cannabis. Il y avait des moments où il n'y avait pas assez de cannabis.

Un peu partout au Canada, les producteurs ont été confrontés à cette dure réalité, leur confiance ébranlée. Les étagères vides ont poussé la Société québécoise du cannabis (SQDC) à réduire les heures d'ouverture de ses magasins.

Les difficultés d'approvisionnement n'ont pas été les seuls soucis de l'industrie au cours de cette année en dents de scie.

Une insatiable soif d'expansion s'est emparée des plus importantes entreprises : Canopy Growth, Aurora, Aphria, notamment. Elles investissent surtout aux États-Unis dans l'attente de la légalisation du cannabis là-bas.

Les fusions et acquisitions se sont multipliées, surpassant celles de 2018.

En 2019, jusqu'à présent, 635 transactions ont été effectuées et leur montant déclaré s'élève à 13 milliards de dollars.

On peut même se questionner si les entreprises canadiennes ne vont pas former une forme de conglomérat de cette industrie-là, à l'image des compagnies de cigarettes américaines, soutient Bertrand Schepper, qui est chercheur à l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques.

Revenus revus à la baisse

Les fusions et acquisitions ont grugé les fonds des entreprises.

En même temps, les ventes de produits n'ont pas donné les résultats escomptés et les revenus de la plupart des grandes entreprises ont dû être revus à la baisse.

La semaine dernière, la société HEXO, principal fournisseur de la Société québécoise du cannabis annonçait des revenus 40 % plus bas que prévu pour le quatrième trimestre de 2019.

On s'attendait évidemment à ce que ce soit le grand boom financier lors de la légalisation, ça n'a pas eu lieu comme plusieurs investisseurs l'espéraient.

Adam Greenblatt, porte-parole de Canopy Growth

Un an après la légalisation, les activités de la plupart des entreprises ne sont toujours pas rentables.

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