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La ministre Rouleau confirme des divergences sur le REM, mais assure du respect des délais

Le reportage d’Olivier Bachand

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Face aux craintes de retards dans la construction du Réseau express métropolitain (REM), la ministre déléguée aux Transports Chantal Rouleau assure que le projet entrera en gare dans les délais et les budgets prévus.

Il y a deux semaines, un rapport confidentiel du constructeur obtenu par La Presse évoquait des défis pour la sécurisation du tunnel du mont Royal qui feraient gonfler la facture et reporter de deux ans la mise en service du REM.

Lors d’une mêlée de presse en marge d’une visite de chantier, Mme Rouleau s’est voulue rassurante. On voit très souvent dans les chantiers de grande envergure, et parfois même dans les petits chantiers, des différends entre le donneur d’ordre et ceux qui exécutent le projet, a-t-elle déclaré.

Elle a précisé que des discussions étaient en cours entre la Caisse de dépôt et placement du Québec et NouvLR, le consortium chapeauté par SNC-Lavalin qui avait rédigé le rapport controversé obtenu par La Presse.

Même si des divergences semblent toujours exister entre les deux parties pour ce qui est de la sécurisation du tunnel du mont Royal, Mme Rouleau assure que les plus hauts standards internationaux de sécurité seront mis en place.

Le bureau de projet du REM m’a assuré que le projet est dans les temps et les budgets. Il n’y a pas d’enjeu, ils sont en plein contrôle de la situation.

Auteur Chantal Rouleau

Le premier segment entre le centre-ville de Montréal et la Rive-Sud doit toujours entrer en service en 2021, avec une extension graduelle du réseau en 2022 et en 2023.

D’ici là, Mme Rouleau convient que les 192 millions de dollars prévus pour les mesures d’atténuation ne minimiseront pas certains des inconvénients. Les usagers de la ligne du train de Deux-Montagnes verront, par exemple, dès le 6 janvier 2020, leur temps de transport augmenter de 30 minutes par direction.

Des ouvriers à l'oeuvre sur le chantier de construction, qui comporte un rail.

Selon Chantal Rouleau, l'ensemble du projet du REM sera en fonction en 2023.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Des doutes

Le comité des usagers de la ligne Deux-Montagnes doute que ces calculs et ces scénarios soient réalistes.

Mille usagers vont débarquer du train à la gare Bois-Franc, vont embarquer en synchro dans des navettes d’autobus en dedans de 10 minutes, pour être amenés à la station de métro Côte-Vertu et essayer tous ensemble de prendre le métro. On doute que cela soit réalisable dans les temps prévus par le ministère des Transports à moins d’être le premier de la file, a confié Francis Miller, membre du comité.

Ce dernier souligne que les usagers seront à la merci le soir du moindre problème du métro ou des navettes d’autobus qui pourraient leur faire rater le dernier train vers Deux-Montagnes pour aller récupérer leurs enfants.

Ça tombe dans la cour des employeurs ou des employés de trouver une façon de se dépanner.

Caroline Viau, une résidente de Sainte-Marthe-sur-le-Lac et cliente de la ligne

On le sait que c’est dérangeant. Mais quand les travaux du REM seront terminés, la mobilité sera transformée, a répondu la ministre déléguée aux Transports en mentionnant les passages toutes les 2 min 30 s et l’ouverture du réseau 20 heures par semaine, sept jours sur sept.

Avec les informations de Pascal Robidas

Grand Montréal

Transport en commun