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Perte d'une centaine d'emplois à venir à Granby

Une réunion de direction dans un bureau

Une réunion de direction

Photo : getty images/istockphoto / Rawpixel Ltd

Radio-Canada

Environ une centaine de travailleurs de Granby vont perdre leur emploi au retour de la pause du temps des Fêtes, alors que Cintas Corporation annonce la fermeture de son usine de traitement d'uniformes au centre-ville. L'entreprise entend maintenir ses activités, mais en exploitant les lieux comme entrepôt.

Cintas en a fait l'annonce par communiqué de presse jeudi dernier. On peut y lire que les activités de traitement des uniformes, des tapis de sol et autres produits prendront fin d'ici le 2 janvier 2020. En contrepartie, Cintas dit vouloir continuer de desservir sa clientèle en augmentant le nombre d'employés dédiés au service.

Dans la version française du communiqué, on indique que l'entreprise entend augmenter le nombre d'employés de service au Québec et pas nécessairement dans ses installations de la rue Saint-Hubert à Granby. Les activités effectuées jusqu'ici dans cette usine seront réparties ailleurs au Québec. Cintas exploite des établissements à Boucherville et Montréal.

Le vice-président Atlantique Nord chez Cintas, James Dawe, confirme qu'environ 90 à 95 personnes devraient perdre leur emploi. De ce nombre, on compterait des travailleurs syndiqués et d'autres non-syndiqués.

Le nombre exact de licenciements continue de fluctuer pour le moment alors que l'entreprise continue d'évaluer ses besoins.

Ce ne sont pas des décisions que l'on prend à la légère, ce n'est jamais une décision facile à prendre en tant que dirigeant. Dans cette situation particulière, d'importants investissements auraient été nécessaires pour moderniser cette usine et la rendre plus productive, a expliqué M. Dawe.

Cintas est devenue propriétaire de l'usine de Granby lorsqu'elle a fait l'acquisition de G&K Services en 2017.

On a analysé comment on pourrait la moderniser et la rendre plus efficace, mais on a déterminé que ce n'était pas une option viable. C'est la seule raison pour laquelle on a pris la décision de fermer la production, a fait savoir James Dawe.

Sans préciser la valeur des investissements jugés nécessaires, il évoque plusieurs dizaines de millions de dollars.

Du côté du syndicat, la responsable des communications au bureau québécois des Travailleurs et travailleuses unis de l'alimentation et du commerce (TUAC), Roxanne Larouche, admet que la nouvelle constitue une surprise sans en être tout à fait une puisque Cintas n'a jamais investi à Granby malgré ses promesses.

Ce n'est jamais bon signe quand une nouvelle entreprise achète une bâtisse désuète et n'investit pas pour la réaménager et améliorer ses équipements. Il y a toujours eu des promesses, mais rien n'a été fait, déplore-t-elle.

Selon Mme Larouche, l'usine aurait également eu de la difficulté à recruter de la main-d'oeuvre en raison de la situation de plein emploi. Les postes actuels consistent principalement en des préposés, laveurs, mécaniciens, couturières et commis à l'inspection et au classement des vêtements.

La porte-parole des TUAC note aussi que le salaire d'entrée à l'usine de Granby devait atteindre 15 $ de l'heure à partir de janvier, selon la convention collective. Les travailleurs qui seront licenciés auront droit à une prime de rétention s'ils demeurent à leur poste jusqu'à la fermeture en janvier.

Avec les informations de La Presse canadienne

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