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Un premier procès devant jury en 10 ans au palais de justice de Rouyn-Noranda

Le palais de justice de Rouyn-Noranda l'automne.

Le palais de justice de Rouyn-Noranda

Photo : Radio-Canada / Emily Blais

Emily Blais

La nervosité était palpable mardi matin au palais de justice de Rouyn-Noranda. Des dizaines de personnes étaient entassées dans la salle principale pour participer au processus de sélection d'un jury.

Le juge Richard Grenier l'a mentionné, un procès avec juge et jury, c'est une première depuis près de 10 ans à Rouyn-Noranda.

En une heure, 12 jurés étaient sélectionnés, 3 hommes et 9 femmes. Ils devront assister au procès de Vincent Laflamme, qui est accusé de trafic de stupéfiants, et convenir d’un verdict.

Les candidats avaient reçu leur convocation par la poste. Selon le ministère de la Justice, les noms sont tirés au hasard à partir de la liste électorale.

Sélection du jury

Après une brève présentation du dossier en question, les candidats convoqués ont été appelés un à un.

Ils ont juré de dire la vérité. Ils ont aussi affirmé bien comprendre le principe selon lequel une personne est présumée innocente jusqu'à preuve du contraire.

Le juge Richard Grenier l'a mentionné à plus d'une reprise mardi matin, « faire partie d'un jury est un devoir de citoyen ». Il a demandé aux candidats si quelque chose pouvait les empêcher d'agir à titre de juré. Il n'a d'ailleurs pas apprécié entendre un candidat indiquer ne pas être très intéressé par le rôle qui lui était demandé.

Si c'était un de vos fils, vous aimeriez que 12 personnes prennent le temps.

Le juge Richard Grenier

Une personne peut être exemptée par exemple lorsqu'elle est âgée de 65 ans et plus, si elle présente un handicap, des problèmes de santé ou de grandes responsabilités familiales.

Certains ont mentionné l'une de ces raisons, d'autres connaissaient bien l'accusé ou les enquêteurs au dossier. Des candidats ont avoué ressentir de l'anxiété dans la salle de cour.

Bien au fait de la pénurie de main-d'œuvre, le juge a exempté plusieurs travailleurs.

La sélection a été rapide. Plusieurs personnes qui s'étaient déplacées n’ont pas eu besoin de répondre aux questions du juge avant de pouvoir retourner à leur routine habituelle. Certains étaient soulagés alors que d'autres auraient voulu être choisis pour en apprendre un peu plus sur le processus judiciaire entourant un procès avec jury. Ils ont pu passer par le greffe pour demander une indemnité pour le transport, un repas ou l'hébergement.

Le procès

Le procès de Vincent Laflamme devrait durer environ cinq jours. Il assurera lui-même sa défense.

Les membres du jury doivent maintenant garder confidentielles les informations et les discussions entendues avant, pendant et après le procès.

Le juge Richard Grenier a également sensibilisé les jurés aux recherches sur le web. « Internet est un danger qui nous guette de plus en plus, a-t-il déclaré. Des jurés font leurs propres recherches sur la cause, mais ils doivent en faire abstraction. »

Abitibi–Témiscamingue

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