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Des infirmières « à boutte » dénoncent leurs conditions de travail

Un t-shirt sur lequel il est écrit « #J'TABOUTTE ».

Les infirmières véhiculent leur message sur leur t-shirt.

Photo : Radio-Canada

Denis Lapierre

Les membres du Syndicat des professionnelles en soins, qui représente les infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes du CIUSSS Saguenay-Lac-Saint-Jean, ont lancé mardi une campagne de moyens de pression visant à dénoncer leurs conditions de travail ainsi que l'attitude de leur employeur.

Les travailleurs arborent un chandail au message sans équivoque, « #J’TABOUTTE », qui reflète leur degré d'exaspération.

Ce qu'ils reprochent surtout, c’est que les discussions et les efforts entrepris l’an dernier pour réduire, voire éliminer l’imposition des heures supplémentaires obligatoires, semblent au point mort.

On est presque à une rupture entre l’employeur et la FIQ.

Julie Bouchard, présidente, Syndicat des professionnelles en soins

Pourtant, 450 postes à temps plein ont été créés cette année pour remplacer des postes à temps partiel, ce qui s'appelle des rehaussements dans le jargon du CIUSSS. L’effort est intéressant, mais insuffisant, selon le syndicat. Il attend la prochaine phase, qui ne vient pas.

Les gestionnaires ont donc toujours recours aux heures supplémentaires obligatoires. Les relations de travail se dégradent alors que d'un côté, le syndicat multiplie les griefs et que de l'autre, les mesures disciplinaires contre des employés seraient de plus en plus nombreuses. Une situation qui ne peut plus durer estime Julie Bouchard qui demande l'intervention de la PDG du CIUSSS, Julie Labbé.

Il faut que les dirigeants disent : "C'est assez, nous, on prend ça en main et on va faire en sorte que le CIUSSS Saguenay Lac-Saint-Jean soit l'employeur de choix".

Au CIUSSS, on assure pourtant que les discussions se poursuivent. On dit comprendre l'impatience des infirmières en ajoutant que le processus devant mener à l'élimination des heures supplémentaires obligatoires est complexe.

C'est sûr que si on déplace certaines personnes dans un secteur pour les attribuer sur le nouveau poste sur lequel elles ont été nominées, elles vont devoir être remplacées pour ne pas déstabiliser les secteurs de travail. Donc, c'est ce à quoi on procède présentement, mentionne la porte-parole du CIUSSS, Joëlle Savard.

Au syndicat, on demande une accélération du processus et l'annonce rapide d'une nouvelle vague de création de postes. Sinon, il faut s'attendre à une intensification progressive des moyens de pression.

Saguenay–Lac-St-Jean

Relations de travail