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Une infirmière marquée par les souvenirs de la scène de l’accident des Broncos de Humboldt

Une femme est assise à côté d'un homme couché sur un lit d'hôpital.

L'infirmière Vivian York a rendu visite au joueur Ryan Straschnitzki dans un hôpital de Saskatoon, peu après l'accident des Broncos de Humboldt en avril 2018.

Photo : La Presse canadienne / TOM STRASCHNITZKI

Radio-Canada

Vivian York se souvient que des débris flottaient encore dans l’air lorsqu’elle est arrivée sur le lieu de l’accident de l’équipe de hockey des Broncos de Humboldt, en Saskatchewan. Elle continue de porter en elle ses souvenirs douloureux plus d’un an après l’événement.

Vivian York rentrait chez elle lorsqu'elle s’est trouvée près du lieu de l’accident qui a coûté la vie à 16 personnes et fait 13 blessés, le 6 avril 2018. L'infirmière de 59 ans a été la première personne à arriver sur les lieux.

« C’est dans mon esprit quotidiennement. Chaque fois que je passe près des lieux, j’ai la chair de poule et les poils qui se dressent sur mes bras », confie-t-elle.

Une scène de chaos

En s’approchant de la scène de l'accident au nord de Tisdale, Vivian York a d’abord pensé qu’un camion s’était renversé.

« Je n’ai pris la mesure du drame qu’en faisant le tour. Je voyais de nombreux corps et des cheveux blonds partout. Je suis alors allée voir pour aider », raconte-t-elle.

« Je me suis attelée à libérer les voies respiratoires des accidentés, à les réchauffer et à chercher de l’aide », ajoute-t-elle.

Étant infirmière, elle savait ce dont les victimes avaient besoin, mais elle regrettait de ne pas disposer du matériel nécessaire pour prodiguer plus de soins.

Vivian York raconte que plusieurs autres personnes, dont des pompiers volontaires, sont venues aider les blessés. Elle déplore que cela ait pris 45 minutes avant que les premières ambulances n’arrivent sur les lieux.

« Cela m’a fendu le cœur »

Une des dernières personnes qu’elle a soignées est Ryan Straschnitzki, un jeune Albertain, qui, après l'accident, restera paralysé dans la partie inférieure du corps, à partir du tronc.

Un pot de fleurs de couleurs verte et jaune sur lequel il est inscrit Humbolt Broncos, accompagner de plusieurs objets significatifs, comme des patins à glace.

Les audiences de détermination de la peine permettent aux familles des victimes de parler, directement et pour la première fois, à Jaskirat Sidhu

Photo : Radio-Canada

Elle raconte que Ryan Straschnitzki a été projeté à une grande distance de l'autocar et qu’il était par moments inconscient.

« Il savait qu’il était paralysé et que sa carrière dans le hockey était terminée. Il m’a demandé : "Est-ce que mes amis sont tous morts?" », poursuit-elle.

Plus tard, elle lui a rendu visite à l’hôpital à Saskatoon.

« Il était encore enflé. Il ne pouvait bouger presque aucune partie de son corps, mais un de ses bras fonctionnait. Il l’a passé autour de moi et m’a donné un câlin. Cela m’a fendu le cœur », raconte-t-elle.

Vivian York lui a alors donné un collier avec une médaille en demi-lune qu’elle portait constamment sur elle.

« Quelque chose m’a poussée à lui dire de le garder comme porte-bonheur », relate-t-elle.

Selon elle, l'ancien joueur des Broncos garde le collier sur sa table de chevet. Tous deux se donnent des nouvelles une fois par mois.

Ryan Straschnitzki poursuit maintenant une carrière de joueur de hockey sur luge.

De son côté, Vivian York prendra sa retraite prochainement et s’établira en Alberta. Elle n’avait pas consulté de spécialiste après ce moment traumatisant, mais elle espère devenir conseillère pour aider ceux qui vivent de telles situations.

Avec les informations de La Presse canadienne

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