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Les commissions scolaires veulent être entendues sur leur réforme

Couloir dans une école avec des casiers et des portes de chaque côté.

Les commissions scolaires veulent toutes se faire entendre lors de la consultation parlementaire visant à réformer la gouvernance scolaire.

Photo : Radio-Canada / Émilie Parent-Bouchard

Radio-Canada

La Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) demande que toutes les commissions scolaires soient entendues dans le cadre des consultations parlementaires visant à réformer la Loi sur l’instruction publique.

Dans une lettre envoyée à Lise Thériault, présidente de la Commission de la culture et de l’éducation, le président de la FCSQ, Alain Fortier, se fait l'écho des inquiétudes de ses membres, notamment sur le plan de la centralisation des décisions en éducation et la perte d’autonomie et de représentativité des milieux locaux et régionaux.

Le projet de loi déposé le 1er octobre vise à revoir la gouvernance scolaire et à transformer les commissions scolaires en centres de services. Au sein de ces derniers, les commissaires scolaires seraient remplacés par des conseils d’administration formés de représentants des parents, ainsi que de membres des écoles et de la collectivité.

L’abolition du palier démocratique scolaire, le seul paritaire au Québec, constitue également une menace pour notre démocratie.

Alain Fortier, président de la Fédération des commissions scolaires du Québec

Selon la FCSQ, qui représente la majorité des 60 commissions scolaires francophones, de tels changements devraient nécessiter une consultation à grande échelle des citoyens de toutes les régions. À défaut de tenir une telle consultation, la Fédération estime incontournable d’entendre l’ensemble des commissions scolaires lors des futurs travaux parlementaires de la Commission de la culture et de l’éducation.

Invité à commenter le contenu de cette demande, le leader parlementaire de la Coalition avenir Québec (CAQ), Simon Jolin-Barrette, a répondu par la voix de son attaché de presse que nous sommes actuellement en négociation avec les oppositions pour définir l’identité des groupes invités.

Nous souhaitons inviter une panoplie d’acteurs afin de bénéficier des différents points de vue sur cet important projet de loi, a-t-il ajouté.

Pour Marwah Rizqy, porte-parole du Parti libéral (PLQ) en éducation, il faut entendre les 72 commissions scolaires qui représentent toutes des réalités spécifiques avec des enjeux spécifiques [qui touchent notamment] les Autochtones et la minorité anglophone.

Calendrier à déterminer

Le calendrier exact de ces travaux n’est pas encore connu, mais le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, veut que cette nouvelle gouvernance scolaire entre graduellement en fonction à partir du 29 février 2020, soit à la fin du mandat des commissaires scolaires.

La FCSQ indique qu’elle compte sensibiliser tous les partis à ses demandes. Le Parti libéral et le Parti québécois sont en faveur de la transformation du rôle des commissions scolaires, mais sont contre leur abolition, tandis que Québec solidaire s’oppose au projet de loi.

C’est un projet de loi extrêmement important qui veut éliminer tout un palier de démocratie, ceux et celles qui veulent être entendus devraient l’être, a affirmé mardi la députée solidaire de Sherbrooke et porte-parole du parti en matière d'éducation, Christine Labrie.

Rappelons que les neuf commissions scolaires anglophones continueront de tenir des élections scolaires afin de ne pas contrevenir à la Charte canadienne des droits et libertés.

D'après les informations d'Alex Boissonneault

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