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Une majorité dans sa ligne de mire, Andrew Scheer fait les yeux doux au Québec

Le reportage de Philippe-Vincent Foisy.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

La Presse canadienne

Le chef conservateur affirme qu'il travaille pour former un gouvernement majoritaire et prédit qu'il l'obtiendra. Pour ce faire, il a « besoin de la nation québécoise », dit-il.

De passage à Québec, mardi, Andrew Scheer a continué de démoniser le scénario d'une coalition libérale-néo-démocrate qui, selon lui, conduirait à des augmentations d'impôt, de taxes et de déficits. Lorsque les journalistes lui ont fait remarquer qu'aucun des autres partis n'est prêt à travailler avec un gouvernement minoritaire conservateur, M. Scheer a répondu qu'il obtiendrait une majorité.

Il n'a pas voulu spéculer sur la possibilité de former un gouvernement minoritaire.

C'est aux analystes de faire des spéculations. Mon rôle, ma responsabilité est de gagner un gouvernement majoritaire le 21 octobre et je vais le faire.

Andrew Scheer, chef du Parti conservateur

Le chef conservateur s'est également évertué à souligner toutes les réponses positives qu'il offre au gouvernement de François Legault. Il a préféré passer sous le tapis l'objection du gouvernement caquiste à un « corridor énergétique » qui verrait des oléoducs traverser le Québec.

Troisième lien, déclaration de revenus unique et gérée par Québec, tout ça et bien plus encore, les conservateurs peuvent l'offrir à Québec, a-t-il dit.

Si les Québécois et Québécoises veulent avoir un gouvernement avec des députés autour de la table de décision, c'est le Parti conservateur qui peut représenter les Québécois et Québécoises et leurs intérêts, a insisté M. Scheer.

Il a, une fois de plus, présenté le Bloc québécois comme un faux ami du gouvernement Legault. Selon M. Scheer, Yves-François Blanchet ne veut que travailler avec les péquistes à Québec pour un autre référendum sur la souveraineté. Il a répété que M. Legault n'a pas besoin de M. Blanchet à Ottawa; les conservateurs livreront la marchandise réclamée par le gouvernement québécois, a-t-il promis.

La bataille de Québec

M. Scheer poursuivait sa tournée de promesses pour présenter un aperçu des 100 premiers jours d'un gouvernement conservateur.

Il a annoncé qu'il convoquerait une conférence des premiers ministres provinciaux et territoriaux le 6 janvier 2020 pour éliminer les barrières du libre-échange interprovincial.

Il devait passer la journée au Québec avec un arrêt à Trois-Rivières, avant de se diriger vers la Montérégie. Il prononcera mardi soir, à La Prairie, une allocution sur sa vision pour la nation québécoise.

Recul dans les sondages

La remontée du Bloc québécois dans les sondages irrite visiblement les députés conservateurs sortants, qui espéraient avoir plus de facilité à grossir les rangs de leur députation québécoise.

Pierre Paul-Hus, qui se représente dans Charlesbourg–Haute-Saint-Charles, a l'intention de marteler un message appelant à voter pour un parti qui aspire au pouvoir dans la prochaine semaine.

C'est toujours facile pour le Bloc [...] d'avoir un programme électoral, alors qu'ils savent qu'ils ne pourront jamais livrer. Alors, le plus frustrant, c'est peut-être ça. Tu as d'un côté un parti qui promet des choses qu'il ne pourra jamais faire. Nous, de notre côté, on s'assure que les gens comprennent que s'ils veulent avoir des réalisations, [il faut] voter pour des gens qui peuvent être au gouvernement, a expliqué M. Paul-Hus.

Sa collègue Sylvie Boucher, de la circonscription voisine de Beauport–Côte-de-Beaupré–Île d'Orléans–Charlevoix, admet avoir été surprise par les sondages plus favorables envers les bloquistes.

Non, on n'avait peut-être pas prévu ça, mais moi, je ne suis pas inquiète. Le Bloc ne pourra jamais rien faire à Ottawa, a-t-elle dit. Pour ma part, ce que je trouve, c'est qu'il perd du temps, parce que c'est à Québec qu'il va faire la souveraineté, pas sur les bancs d'Ottawa.

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