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La pêche au sébaste, un espoir dans la Péninsule acadienne

Radio-Canada

Un ancien pêcheur de morue de Lamèque, au Nouveau-Brunswick, met au point des techniques pour pêcher le sébaste.

On est très content aujourd'hui. Il arrive avec un voyage de poissons rouges, des sébastes, affirme le pêcheur Alyre Gauvin en montrant un bateau qui entre dans le port. Pour moi, ça indique que ça va être une pêche très intéressante dans les prochaines années.

Alyre Gauvin pêchait autrefois la morue. Ces dernières années, il fait l'expérience de la pêche au sébaste.

La pêche au poisson rouge, ce n'est pas nouveau dans la Péninsule acadienne. Mais ça fait quand même près de 30 ans déjà que c'est une pêche qui dormait, souligne-t-il.

Alyre Gauvin en entrevue dans la cabine de pilotage de son bateau de pêche.

Alyre Gauvin, ancien pêcheur de morue, espère une relance de la pêche au sébaste dans la Péninsule acadienne.

Photo : Radio-Canada

Son objectif est d'ouvrir la voie pour une nouvelle industrie dans la région.

Aujourd'hui, toute la technologie qu'on connaissait dans le temps n'existe plus. Les marchés qu'on connaissait dans le temps n'existent plus, mais le potentiel du marché est là, estime Alyre Gauvin.

Et ce n'est pas tous les jours que l'occasion de créer une industrie de pêche de A à Z se présente.

C'est vraiment excitant. On est content. En plus que la ressource est là, on est capable de la prendre. On a un beau voyage. C'est le summum du pêcheur, lance un pêcheur de sébaste, Rémi Brideau.

Des pêcheurs et des usines de transformation surveillent avec attention ces expériences. Et cette fois, il n'est pas question de reproduire les erreurs commises avec la morue. Cette dernière ne se remettra pas de sitôt de la surpêche des années 1980.

La morue ne se remet pas de la surpêche

Les morues du sud du golfe du Saint-Laurent sont pratiquement condamnées. Elles sont trop peu nombreuses par rapport au phoque, leur principal prédateur.

Maintenant, nos estimations pour la mortalité naturelle sont plus à 55 % et 65 %, donc ce serait essentiellement trois morues sur cinq qui ne passeraient pas l'année, affirme un biologiste en évaluation des stocks chez Pêches et Océans Canada, Daniel Ricard.

Un pêcheur débarque une dizaine de morues sur un quai.

Le stock de morues dans le sud du golfe diminue toujours.

Photo : Radio-Canada

D'ici 2050, le stock de morues pourrait très bien devenir négligeable.

De temps en temps, on va être capable de trouver une morue dans le sud du golfe. Mais ce ne sera pas au niveau, c'est-à-dire qu'il n'y aura pas de rebondissement. La population ne sera pas capable de revenir à moyen terme, conclut Daniel Ricard.

Avec les renseignements d’Alix Villeneuve

Nouveau-Brunswick

Industrie des pêches