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L’Alberta se joint au recours collectif de la C.-B. contre des fabricants d'opioïdes

Des comprimés de médicaments.

En Alberta, il y a eu près de 800 surdoses mortelles en 2018.

Photo : CBC

Radio-Canada

Le gouvernement de l’Alberta a annoncé, mardi, qu’il se joint au recours collectif intenté par la Colombie-Britannique contre des fabricants et des distributeurs d'opioïdes, afin de récupérer les coûts occasionnés par la crise des opioïdes dans la province.

Selon le ministre de la Justice de l'Alberta, Doug Schweitzer, cette action est le moyen le plus efficace pour l'Alberta de recouvrer les coûts associés à la crise des opioïdes : « L'Alberta soutiendra le recours collectif national proposé, afin de tenir les fabricants et distributeurs d'opioïdes responsables de leur rôle dans la crise des opioïdes en Alberta et partout au Canada. »

Cette année, l'Ontario a annoncé son intention de se joindre à la poursuite proposée par la Colombie-Britannique. Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador y participe également.

Le ministre albertain de la Santé, Tyler Shandro, affirme que la province avait recensé près de 800 surdoses mortelles liées aux opioïdes en 2018. Les services d'urgences ont reçu 4200 appels.

D'après le ministre, l’une des principales raisons pour lesquelles les médecins ont prescrit trop d'opioïdes est le fait que les fabricants et les distributeurs leur disaient que ces substances sont sans danger, alors que ce n’est pas le cas.

M. Shandro précise que l'Alberta est en train de rédiger une loi semblable à celle de la Colombie-Britannique sur le recouvrement des dommages causés par les opioïdes et les coûts des soins de santé.

Il ajoute que cela permettra à la province de recouvrer les coûts des soins de santé globalement plutôt qu'individuellement.

Opioïdes

Cette année, 305 Albertains sont morts d'une surdose d'opioïde depuis le mois de janvier.

Photo : Toby Talbot

L’annonce n’a pas suscité beaucoup d'enthousiasme parmi les groupes d’intérêts qui s’occupent d’enrayer la crise des opioïdes.

Si Petra Schulz, cofondatrice de Moms Stop the Harm, applaudi la décision de poursuivre les fabricants et distributeurs d’opioïdes, elle rappelle que les personnes qui souffrent de dépendance et leur famille ont besoin d’aide urgemment. Elle ajoute que ce recours ne va pas immédiatement sauver des vies.

Cette mère, dont le fils est mort d'une surdose en 2014, souhaite aussi que les gouvernements reconnaissent leur responsabilité dans cette crise. Les gouvernements contribuent aux nombres de morts par surdoses, car ils ne mettent pas en place les moyens nécessaires pour sauver les consommateurs de drogues, dit-elle.

Une critique que partage Rebecca Haines-Saach, professeure adjointe en santé communautaire à l’Université de Calgary. Non seulement elle déplore que les gouvernements n’aient pas déclaré l’état d’urgence, mais dit qu’ils n’en font pas assez pour augmenter le personnel de première ligne dans le secteur de la santé.

Alberta

Santé publique