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GNL Québec défend son projet et les conservateurs aussi

Le projet Énergie Saguenay augmentera le trafic maritime commercial dans le parc marin du Saguenay-Saint-Laurent. On aperçoit le traversier dans le fjord.

Le projet Énergie Saguenay augmentera le trafic maritime commercial dans le parc marin du Saguenay-Saint-Laurent.

Photo : Alexandre Shields

Radio-Canada

L’entreprise rejette les accusations du groupe. La porte-parole de GNL, Stéphanie Fortin, rappelle que le projet vise la lutte aux changements climatiques et qu’il a sa place dans une transition vers les énergies vertes.

Nous sommes convaincus que le gaz naturel liquéfié canadien fait par Énergie Saguenay a une valeur ajoutée sur les marchés parce qu’il sera produit de façon moins polluante et beaucoup plus dans les normes environnementales.

Stéphanie Fortin, porte-parole de GNL Québec

Selon les cosignataires de la lettre publiée dans La Presse, rien ne prouve que le gaz qui sera transformé à Saguenay remplacera en grande partie des énergies plus polluantes comme le charbon.

Concernant l’emploi et le manque de main-d’oeuvre, Mme Fortin indique que la compagnie a le pouvoir d’attraction nécessaire pour attirer des travailleurs de l’extérieur de la région et combler ses besoins. De plus, l’entreprise affirme travailler déjà avec des établissements d’enseignement pour s’assurer que des employés spécialisés nécessaires à la production seront formés.

Stéphanie Fortin en entrevue.

Stéphanie Fortin est la porte-parole de GNL Québec.

Photo : Radio-Canada

Les contestataires voient plutôt dans le projet de GNL Québec un élément qui va accentuer la crise de la main-d’oeuvre dans la province. Il s'agit d'un projet qui va aggraver la situation de pénurie de main-d'oeuvre plutôt que de la régler, peut-on lire dans la lettre ouverte.

Les conservateurs réitèrent leur appui

Les trois candidats conservateurs au Saguenay-Lac-Saint-Jean n’ont pas tardé à livrer un vibrant plaidoyer en faveur du projet de GNL Québec, que leur parti appuie sans réserve.

Philippe Gagnon, Richard Martel et Jocelyn Fradette derrière un lutrin.

Les candidats conservateurs Philippe Gagnon, Richard Martel et Jocelyn Fradette ont réitéré leur appui à GNL Québec.

Photo : Radio-Canada / Rémi Tremblay

Le candidat conservateur dans Chicoutimi-Le Fjord, Richard Martel, balaie du revers de la main ces critiques et invite les électeurs qui veulent que GNL Québec voie le jour à appuyer sa formation politique le 21 octobre.

Ce n’est pas compliqué : si vous voulez des projets, vous êtes censés savoir pour qui voter. C’est nous qui allons appuyer les projets jusqu’au bout.

Richard Martel, candidat conservateur dans Chicoutimi-Le Fjord

De passage à Québec, le chef Andrew Scheer a commenté le dossier.

C’est évident que si les autres pays ont l’opportunité d’acheter notre énergie propre, le gaz naturel, pour remplacer les centrales basées sur le charbon, c’est mieux pour l’environnement […]. Nous allons toujours appuyer les projets qui peuvent atteindre les niveaux environnementaux très élevés et ça, c’est essentiel pour notre économie, a-t-il déclaré.

Le ministre réserve ses commentaires

Quant au ministre de l’Environnement, Benoît Charette, il souhaite attendre les conclusions du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) avant de se prononcer.

Pour ce qui est de la Coalition Fjord, qui milite contre le projet GNL Québec, c'est la crédibilité même du projet qui est attaquée.

GNL Québec essaie de faire passer son projet en disant que ça va être le plus vert au monde et qu'il va aider l'économie, alors que les économistes disent le contraire. Ils disent que ça peut nuire à l'environnement, fait valoir le co-porte-parole de l'organisme, Adrien Guibert-Bhartez.

D'après les informations de Flavie Villeneuve et Jean-François Coulombe

Saguenay–Lac-St-Jean

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