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La firme Escabeau recommande une piscine à Lorrainville plutôt qu'à Ville-Marie

Vue sur des couloirs de nage dans une piscine intérieure.

La piscine municipale de Ville-Marie est fermée depuis juin 2019.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Tanya Neveu

Le rapport sur un nouvel équipement aquatique au Témiscamingue indique que le coût du projet est évalué à 13 millions de dollars et que son emplacement serait avantageux à Lorrainville.

Il s’agit là de quelques recommandations émises par la firme l’Escabeau, chargée d’évaluer les scénarios possibles en vue de l’implantation d’un nouvel équipement aquatique au Témiscamingue.

Rappelons que la piscine de Ville-Marie, en activité depuis 52 ans, est fermée depuis juin dernier.

Il faut une approche territoriale globale, soutenue par une vision forte et structurante du développement du territoire, peut-on lire dans le rapport de la firme l’Escabeau.

Les experts ajoutent qu’aucune municipalité au Témiscamingue n’a un bassin de population assez important pour porter à elle seule le poids financier d’une telle infrastructure sans faire porter les coûts par ses résidents.

Trois scénarios sont proposés, mais celui qui est recommandé consiste à associer plusieurs municipalités du Témiscamingue pour le projet.

Selon nous, l’échelle de coopération qui a la plus grande chance de succès est le partenariat comprenant un large nombre de municipalités. Ce scénario est le plus démocratique et réduit les risques individuels, indique le rapport.

Les trois scénarios

  • Un groupe restreint de quelques municipalités (4 à 6) s’unissent
  • Un large de groupe de municipalités s’unit avec quelques exceptions au nord et au sud
  • Le projet de piscine est pris en charge au niveau de la MRC

La firme pense que la MRC devrait accompagner le projet comme animateur et/ou médiateur de la démarche.

Un élément important qui est ressorti de nos entretiens est la perception d’un manque de leadership sur le territoire pouvant mener à bien un tel projet. Or, nous croyons que la MRC devrait positionner son leadership afin de rassembler différents acteurs…, indique le rapport.

Une affiche indique fermé au bout d'un couloir de piscine sportive.

Les municipalités doivent maintenant s'entendre concernant la future installation aquatique régionale.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Toutes les municipalités, sans exception, doivent être invitées à participer au projet. Les conclusions du rapport dévoilent toutefois que certaines municipalités de l’est et du nord du Témiscamingue ont démontré des réticences. Témiscaming, pour sa part, possède déjà son infrastructure.

Querelles et confiance

Les auteurs du rapport reviennent aussi sur des conflits survenus dans le passé entre certaines municipalités. Ils vont même jusqu’à recommander que Ville-Marie ne pilote pas la démarche et que l’infrastructure soit plutôt construite à Lorrainville.

Il semble y avoir un malaise entre une bonne partie de la société civile et la classe politique du territoire. Bref, plusieurs des acteurs rencontrés issus de la société civile avancent l’idée d’une incapacité de la part des différents maires.ses composant le conseil de la MRCT à travailler en étroite collaboration et de façon durable sur des projets structurants, peut-on lire dans le rapport.

Extrait du rapport : À l’heure actuelle et selon les arguments présentés par les acteurs du milieu, Lorrainville se présente comme un emplacement de choix pour un nouvel équipement aquatique si et seulement si cette infrastructure devient l’objet d’un projet régional rassembleur, et structurant et donc multipartite.

La Ville de Ville-Marie a aussi commandé une étude à la firme l’Escabeau afin d’identifier des scénarios et des modèles de gestion de sa piscine.

Dans ce rapport, on peut toutefois lire ceci : Sachant que plus de 90 % croient que dans le cas d’un nouvel équipement aquatique, la localisation de celui-ci devrait se situer dans le secteur centre, il est logique de considérer Ville-Marie comme emplacement puisqu’elle est déjà considérée par plus de 80 % des répondants comme le pôle principal d‘activités se trouvant le plus près de leur domicile, et ce en plus d’être la ville où l’on retrouve le plus grand bassin de population ainsi que le plus grand regroupement de services à la population.

Combien ça coûte?

La firme a étudié les équipements aquatiques construits ou en voie d’être construits dans 11 municipalités au Québec. En moyenne, un montant de 872 $ par citoyen doit être investi pour un complexe aquatique, ce qui pourrait représenter un investissement de près de 13 millions de dollars pour le Témiscamingue.

Quelques chiffres :

  • La construction d’un tel équipement ne peut être envisageable dans une période inférieure à un an.
  • L’Escabeau a sondé 1242 personnes au Témiscamingue.
  • 85 % d’entre elles se déclarent favorables au fait de disposer d’une piscine intérieure sur le territoire de la MRC.
  • 91 % des sondés disent qu’une nouvelle piscine, si le projet est retenu, doit être construite au centre de la MRC.
  • Plusieurs entretiens ont aussi été réalisés auprès d’acteurs du milieu, ce qui représente une vingtaine d’entrevues face à face.

Ville-Marie dévoile aussi ses chiffres

Parallèlement à la démarche menée par la MRC, la Ville de Ville-Marie a mandaté SNC-Lavalin Stavibel inc. et la firme TRAME Architecture + Paysage afin de réaliser un audit technique concernant l’état de la piscine existante.

Plusieurs composantes ont été évaluées, dont la piscine, les vestiaires ainsi que les systèmes mécaniques et électriques de la piscine.

Selon les différents rapports, la durée de vie utile d’une piscine intérieure se situe entre 38 et 40 ans. La piscine de Ville-Marie est opérationnelle depuis 52 ans.

L’étude menée par les deux entreprises démontre toutefois qu’un investissement de près de 266 000 $ serait nécessaire pour maintenir la piscine opérationnelle pour une période supplémentaire de 5 ans. Cette somme comprend les travaux urgents à effectuer.

Pour réaménager et rendre la piscine conforme aux normes, sur une période de plus de 5 ans, l’investissement s’élève à 1 632 000 $.

Les experts ajoutent que la mezzanine doit être complètement fermée au public.

Abitibi–Témiscamingue

Politique municipale