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Jeanson nie tout en bloc

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2005 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La cycliste Geneviève Jeanson soutient qu'elle n'a jamais pris d'EPO malgré son ancienne association avec le Dr Duquette. Ce dernier a reconnu sa culpabilité à des accusations d'avoir prescrit de l'EPO de façon intempestive.

17 novembre 2003 - Agacée, irritée, Geneviève Jeanson a fait face à la musique, lundi, en martelant à répétition le même message: « Je n'ai jamais pris d'EPO. » La cycliste de 22 ans s'est expliquée après que l'ordonnance de non-publication sur le dossier du Dr Duquette eut été levée.

Jeanson, qui avait obtenu une ordonnance de non-publication, a amorcé sa conférence de presse avec cette déclaration: « Ça fait longtemps que j'attends cette conférence de presse. » Mme Jeanson a répété aussi souvent que possible (14 fois) qu'elle n'avait jamais pris d'EPO et qu'elle ne savait pas que le Dr Duquette en possédait. Elle soutient l'avoir appris en octobre 2001 alors que l'orthopédiste faisait l'objet d'une enquête du collège des médecins.

La cycliste de haut niveau s'en est tenue à son discours, semblant quelque peu déstabilisée lorsqu'elle devait en dévier. Après avoir soutenu que le docteur Duquette avait toujours été professionnel avec elle, Jeanson est demeurée sans voix lorsqu'un journaliste lui a demandé pourquoi il ne l'avait pas référée à un hématologue. Le lourd silence qui a suivi a mis en lumière le climat de tension qui régnait dans la salle.

L'association de son nom au dossier du Dr Duquette est une nouvelle tuile qui lui tombe sur la tête après avoir été interdite de course lors des Championnats du monde de Hamilton en octobre dernier en raison d'un hématocrite trop élevé. À ce sujet, elle a répété qu'il s'agissait de son dossier médical et qu'elle ne discuterait de son hématocrite qu'avec les autorités concernées, c'est-à-dire le Centre canadien pour l'éthique dans le sport (CCES).

Elle a rejeté du revers de la main l'association entre les deux incidents. « L'enquête sur le docteur Duquette s'est terminée en 2002 alors que les derniers Championnats du monde se sont tenus en 2003... »

La preuve en question

Le procureur affecté au dossier du docteur Duquette devant le collège des médecins a soutenu qu'il avait la preuve que l'orthopédiste avait prescrit de l'Eprex à Jeanson à plusieurs reprises. Une affirmation réfutée par Jeanson et son avocat qui n'ont jamais eu accès à cette prétendue preuve. « Je suis en paix avec moi-même parce que je sais que je n'ai jamais pris de substances interdites », a simplement répété Jeanson.

Le clan Jeanson en a rajouté en niant que le Dr Duquette lui ait administré de l'Eprex, même pour un test diagnostic. Un fait qu'il a pourtant reconnu en plaidant coupable devant le collège des médecins. Me Barrette s'en est remis à une lettre du Dr Duquette dans laquelle ce dernier revient sur son aveu de culpabilité en soutenant n'avoir jamais prescrit d'Eprex à Jeanson. « Le procureur de M. Duquette a peut-être un intérêt à ce que son client plaide coupable... », a avancé Me Barrette.

La preuve que le collège des médecins soutient détenir intéresse non seulement le clan Jeanson, mais la Fédération québécoise de cyclisme. « Nous allons tenter d'obtenir la preuve en question, explique le président de l'organisme, Louis Barbeau. Nous mettrons sur pied un comité réunissant notre fédération, l'Association cycliste canadienne, le CCES et peut-être un médecin pour éclaircir certains points. »

Jeanson devra notamment fournir des explications sur son hématocrite trop élevé à Hamilton et sur sa fréquentation du Dr Duquette, qui a reconnu avoir prescrit de l'EPO de façon intempestive devant le collège des médecins.

En attendant, la cycliste reprend l'entraînement dès mardi matin avec la ferme intention de représenter le Canada aux Jeux olympiques d'Athènes.

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