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Edmonton songe à éliminer les permis octroyés aux salons de massages érotiques

Gros plan du mot « massage » écrit en néon sur la fenêtre d'un salon.

Un rapport contenant des informations sur les campagnes d’information et les stratégies visant à réduire la demande pour de tels services devrait être publié l’an prochain.

Photo : CBC

Radio-Canada

Les conseillers municipaux d’Edmonton ont voté en faveur d'une motion qui demande à ses fonctionnaires d'analyser l’impact que pourrait avoir l’élimination progressive des permis d'exploitation octroyées aux salons de massage érotiques. Le rapport sur les avantages et les désaventages de cette stratégie, étalée sur cinq ans, devrait être disponible à partir de l’an prochain.

Depuis 1994, la Ville d’Edmonton octroie des permis d'exploitation pour des salons de massage érotiques. Il y a actuellement 32 salons du genre en exploitation.

Depuis 4 ans, la Ville a intensifié ses efforts pour assurer une réduction des méfaits dans ce secteur, mettant notamment à la disposition des personnes qui y travaillent une équipe de travailleurs sociaux et des agents responsables de faire respecter les règlements municipaux qui connaissent bien le dossier. La Ville offre également des services de traduction au besoin.

Susan Holtby milite contre le commerce du sexe à Edmonton. Elle soutient qu'en octroyant des permis aux salons de massages érotiques la Ville facilitait l’achat de services sexuels.

La Ville est complice et profite de l'exploitation sexuelle.

Susan Holtby, militante contre le commerce du sexe à Edmonton

Haille Brooks, une travailleuse qui s'est donné un nom d'emprunt pour se protéger des préjugés envers les gens qui pratiquent son métier, estime que l'abolition des permis pénaliserait les femmes qui souhaitent travailler dans ce domaine. Selon elle, plusieurs femmes choisissent volontairement de travailler dans les salons de massage érotique.

Elle demande à la Ville de ne pas abolir ce type de permis sur la base de l'opinion de personnes qui en savent très peu sur les réalités des travailleurs des salons de massages érotiques.

Des décisions sont prises pour nous, et des hypothèses sont formulées par des personnes qui n'y connaissent rien. Ils ont le coeur à la bonne place, mais ils présument que nous sommes toutes exploitées, alors que ce n'est pas le cas.

Hallie Brooks

Le rapport comprendra les informations sur les campagnes d’information et les stratégies visant à réduire la demande pour de tels services.

Avec les informations de Alexandra Zabjek, de CBC News

Alberta

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