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Un havre pour les animaux sauvages au Bas-Saint-Laurent

Une jeune femme est accroupie près d'un jeune orignal dans un enclos.

Claudia Parent accueille pour l'instant les animaux blessés à sa résidence personnelle. Elle travaille à créer un véritable refuge, où le public sera le bienvenu.

Photo : Radio-Canada / Laurie Dufresne

Laurie Dufresne
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À cheval entre Saint-Fabien et Saint-Eugène-de-Ladrière trône une fermette familiale. Des chiens y courent parmi les chevaux et les ânes. Mais un animal rend le lieu distinct d'une traditionnelle fermette : un bébé orignal nommé Moosseline.

Moosseline est l’un des animaux dont s’occupe Claudia Parent et son conjoint Mark-André Pépin. Lorsqu’ils ont trouvé une bernache blessée l’an dernier, ils ont été surpris d’apprendre qu’aucun centre de réhabilitation ni de refuge pour animaux sauvages n’existait au Bas-Saint-Laurent.

Le plus proche, c’est le Bioparc à Bonaventure. Sinon, c’est SOS Miss Dolittle à Saint-Henri-de-Lévis. Donc, il y a vraiment un trou.

Une citation de :Claudia Parent, cofondatrice du Havre de la Faune

C’est ainsi que germe l’idée du Havre de la Faune. Claudia Parent imaginait d’abord un centre de réhabilitation où elle accueillerait les animaux blessés, pour ensuite les relâcher. Le projet s’est transformé depuis.

Un jeune orignal regarde en plein dans l'objectif de la caméra.

Moosseline est déjà trop imprégnée aux humains pour être relâchée.

Photo : Radio-Canada / Laurie Dufresne

Ce n’est pas le même permis pour un centre de réhabilitation que pour un refuge. [...] Mais il y a des animaux qu’on ne peut pas relâcher. Comme l’orignal s’imprègne vraiment à l’humain. On [nourrit le bébé orignal] depuis qu’il a quelques jours. Dans le bois, pendant la chasse, il va aller vers l’humain. Ça me faisait mal au coeur de penser qu’on investirait des mois de travail pour qu’il soit chassé. Donc, on est allés chercher les deux [permis]!, indique-t-elle. 

Le mot s’est passé dans la région. Seulement depuis le début de l'été, Claudia Parent a pris soin d'oiseaux, d'écureuils, de mouffettes et de ratons laveurs, entre autres.

Un goéland marche à côté d'une piscine pour enfants et d'une cage dans un petit enclos.

Ce goéland se trouve actuellement sur la fermette de Claudia. Il a été trouvé par un citoyen et n'est plus capable de voler.

Photo : Radio-Canada / Laurie Dufresne

Sensibilisation à faire

Claudia Parent soutient que plusieurs personnes sont pleines de bonnes intentions quand elles recueillent des animaux sauvages, mais que certains comportements peuvent être plutôt néfastes.

Des fois, quelqu’un va trouver un raton laveur dans son garage. Il va le prendre et va l’amener dans la nature. Mais il ne sait pas que c’est une mère, parce que les bébés sont cachés. Et là, il se rend compte qu’il y a plein de bébés! Il ne sait plus quoi faire, il ne se rappelle plus trop où il a relâché la mère. Et la mère ne vient pas les chercher. [...] Donc, bouchez vos trous de garages, et ne relocalisez pas les animaux!, conseille-t-elle. 

La Ville de Rimouski a entre autres fait appel aux services de Claudia Parent et de son conjoint pour récupérer des mouffettes cet été. Elle assure d’ailleurs avoir une bonne écoute des municipalités avoisinantes.

Un jeune raton laveur grimpe sur une structure en bois.

De jeunes ratons laveurs hébergés chez Mme Parent ont été relâchés dans la nature vendredi.

Photo :  courtoisie / Claudia Parent

Un projet qui se met en branle

Le terrain pour installer ce futur refuge n’est pas encore choisi, mais il restera proche de Rimouski, selon Mme Parent qui est aussi homéopathe pour animaux et spécialiste du comportement équin. L’objectif est d’y accueillir des visiteurs dès l’été 2020.

On distingue une maison à travers les poteaux d'une clôture de bois.

Pour l'instant, les animaux sont accueillis à la résidence personnelle des Parent-Pépin.

Photo : Radio-Canada / Laurie Dufresne

Une campagne de sociofinancement est en cours sur la plateforme La Ruche Bas-Saint-Laurent pour combler les besoins de base des animaux. Plus de 3000 $ ont déjà été amassés sur un objectif de 5000 $.

Les donateurs peuvent entre autres faire une contribution en échange d’un laissez-passer lorsque le centre sera ouvert.

Juste le lait [pour l’orignal], c’est 70 $ la poche. Il va tomber sur la moulée cet hiver, c’est une quarantaine de dollars pour un sac. Avec [un sac], il va faire deux semaines. Donc, oui, ça coûte cher!, affirme Claudia Parent en riant.

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