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Les offices de protection de la nature de l'Ontario sous les projecteurs

Une affiche du bureau de la Conservation de la Nation Sud.

Les offices de protection de la nature de l'Ontario sont sous les projecteurs suite à des propos du ministre de l'environnement de l'Ontario Jeff Yurek.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Denis Babin

Des propos émis en août dernier par le ministre de l’Environnement de l’Ontario, Jeff Yurek, à propos de la responsabilité des offices de protection de la nature de la province à l’égard des municipalités, en ont surpris plusieurs.

Le ministre avait notamment évoqué un manque de responsabilisation de ces organismes envers les municipalités.

À la Conservation de la Nation Sud (CNS), l’office de protection de la nature qui dessert 16 municipalités de l’Est ontarien dont cinq situées dans les Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR), les commentaires du ministre ont pris ses dirigeants par surprise.

Certainement [que cela nous a surpris], [parce que] l’on travaille proche avec les municipalités locales. […] Beaucoup d’élus font partie de notre conseil d’administration. Les programmes et les services qu’on offre, ce sont toujours des réponses […] à des défis qu’on a [localement], explique la directrice générale de la CNS, Angela Coleman.

Angela Coleman regarde une caméra.

La directrice générale de la Conservation de la Nation Sud, Angela Coleman

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Selon le maire de Russell, Pierre Leroux, qui siège au sein du c.a. de la CNS depuis environ quatre ans, les commentaires du ministre de l’Environnement sont loin de refléter la réalité régionale.

Peut-être que les relations ne sont pas aussi bonnes [ailleurs]. Je ne veux pas une situation où on va peinturer toutes les [offices de protection de la nature] avec le même pinceau. […] La relation entre [la CNS] et les municipalités locales […], c’est une belle relation, affirme le maire de Russell.

Certes, la conservation n’est pas toujours un travail populaire, a indiqué le président de la CNS, Bill Smirle, dans une lettre envoyée au ministre de l’Environnement en septembre dernier.

Par le passé, les efforts de l’organisme pour protéger et conserver le couvert forestier se sont parfois heurtés aux intérêts de certains fermiers qui pratiquent le défrichement à des fins agricoles.

Le travail effectué par l’organisme n’en demeure pas moins important, croit le maire d’Alfred-Plantagenet, Stéphane Sarrazin, qui siège lui aussi au sein du conseil d’administration de la CNS.

[Les] gens [de la CNS] sont très compétents et tout le temps prêts à aider. […] [Ils] prennent leurs tâches à coeur, indique Stéphane Sarrazin.

Ce message, l’organisme et ses partenaires espèrent pouvoir bientôt l’adresser au ministre de l’Environnement.

Une rencontre doit d’ailleurs avoir lieu avec le principal intéressé dans les plus brefs délais.

Ottawa-Gatineau

Protection des écosystèmes