•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Sprint final pour convaincre les électeurs

Trois hommes qui portent des écouteurs

Le candidat libéral dans Sudbury, Paul Lefebvre, le candidat néo-démocrate dans Nickel Belt, Stef Paquette, et le candidat conservateur dans Sudbury, Pierre St-Amant, entament la dernière semaine de campagne électorale.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Bienvenu Senga

À une semaine du scrutin, les candidats mettent les bouchées doubles pour séduire les citoyens, dont plusieurs sont toujours indécis ou, à bien des égards, désabusés de la politique.

La campagne électorale n’aura pas été de tout repos pour le candidat néo-démocrate de Nickel Belt, Stef Paquette. Pour l’auteur-compositeur-interprète, qui fait ses premiers pas en politique, les sept semaines de campagne ne suffiront pas pour parcourir une circonscription de la taille de la Belgique. 

J’ignorais le fait qu’il y avait autant de propriétaires de chiens et de chats dans Nickel Belt. Également, c’est vraiment intéressant de voir mes affiches électorales sur les terrains des gens que je ne connais pas, de se dire “ces gens-là m’appuient et je n’ai aucune idée de qui vit là”, affirme-t-il en riant. 

Un homme qui porte un t-shirt orange

La circonscription de Nickel Belt, que veut représenter le candidat néo-démocrate Stef Paquette, mesure plus de 30 400 kilomètres carrés, soit à peu près la superficie de la Belgique.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Il souligne le soutien de son équipe de bénévoles grâce à qui il espère toujours parvenir à rejoindre toutes les 47 communautés distinctes qui composent Nickel Belt. 

C’est sûr que d’un point de vue stratégique, tu [commences par] les sections plus denses en population, mais moi, j’ai fait la promesse de mettre les pieds dans chaque communauté d’ici le 21 octobre.

Stef Paquette, candidat du NPD dans Nickel Belt

Ce sont toutes des communautés importantes qui ont toutes des enjeux, des besoins différents, mais tous dans la même circonscription, c’est vraiment un beau défi. Je suis épuisé, il reste une semaine, note-t-il. 

Des choix, mais que choisir?

Stef Paquette dit vouloir partir entre autres à la conquête des nombreux citoyens toujours indécis. 

C’est le cas de Jacinthe Lortie, qui travaille dans une épicerie du secteur Chelmsford, dans le Grand Sudbury. Bien qu’elle ne sache pas encore pour qui elle votera le 21 octobre, la santé est au sommet de ses préoccupations et la promesse d’un régime d’assurance-médicaments du NPD, des libéraux et des verts l’intéresse particulièrement. 

C’est important parce que l’an prochain, je vais avoir 60 ans. Je suis chanceuse actuellement, j’ai des avantages [sociaux] pour mes médicaments mais je n’en aurai plus aussitôt que je quitterai mon travail. Les médicaments sont quand même assez chers, fait-elle savoir. 

Elle s’attèlera à la comparaison des programmes des divers partis politiques jusqu’au moment où elle va mettre [son] petit crayon sur le papier le jour du scrutin. 

Un homme qui sourit

Léon Croteau estime qu'il est avantageux, pour une circonscription, d'être représentée par un député fédéral membre du parti au pouvoir.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

L’entrepreneur Léon Croteau a, pour sa part, déjà fait son choix. Mais le propriétaire d’un magasin de vêtements ne s’est pas basé sur les promesses des partis aux petites et moyennes entreprises comme la sienne. Il n’y croit plus.

Ils vont prendre soin des gros. Les petits comme nous, on se fait piler dessus. Les petits entrepreneurs, tranquillement, on n’existera plus.

Léon Croteau, propriétaire d’un magasin

Le choix de M. Croteau a plutôt été stratégique. 

On veut avoir un représentant qui est membre du parti qui va être au pouvoir. L'argent rentre en éducation, dans les parcs, dans l'industrie. Si ton représentant n’est pas là, tu perds beaucoup, affirme-t-il. 

Notre dossier Élections Canada 2019

Âgé de 60 ans et à la retraite depuis quelques années, l’ancien travailleur des mines Roland Dubois n’a voté qu’une seule fois dans sa vie alors qu’il était encore jeune. 

C’est ma maman qui m’a forcé à voter, fait-il savoir. 

Il dit profondément déplorer les tensions qui se manifestent souvent de manière verbale entre les adversaires politiques. 

Les élections, c’est toujours pareil. Je ne comprends pas pourquoi [les candidats] s’engueulent. Comment veux-tu juger de ça? Comment veux-tu voter pour le meilleur? Moi, je regarde ça.

Roland Dubois, retraité du Grand Sudbury
Un homme qui porte une casquette et des lunettes

Roland Dubois dit n'avoir voté qu'une seule fois dans sa vie.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Paradoxalement, devant la maison de M. Dubois, se trouve une grande pancarte électorale du candidat libéral de Nickel Belt, Marc Serré. S’agit-il d’un signe d’appui?

Il m’encourage parce que lui, il aide le monde. Cette année, ça me dit d’aller voter. C’est à cause de lui qu’on a le highway, répond-il. 

Par highway, M. Dubois fait allusion à la route 69, entre Toronto et Sudbury, le théâtre de nombreux accidents mortels. En mai dernier, les libéraux ont donné suite à une demande qui date de plusieurs années, en s’engageant à investir 170 millions de dollars pour l’élargissement à quatre voies de certains tronçons de la route.

Un bilan à défendre pour les députés sortants

Dans la dernière semaine de sa campagne, le candidat libéral dans Sudbury, Paul Lefebvre, qui brigue un second mandat, compte continuer de cogner aux portes et rencontrer des gens jusqu’à la dernière journée

Il reconnaît que contrairement à ce qui s'est passé lors de sa campagne de 2015, il doit maintenant non seulement réitérer les promesses de son parti, mais aussi défendre le bilan du gouvernement sortant qu’une partie de l’électorat peut trouver insatisfaisant.

Pour moi, les gens vont se faire leur opinion et des fois, c’est influencé par des faits qui sont faux et c’est à moi de les corriger. Il y a certains qui sont très ouverts et d’autres qui ne veulent rien entendre et je respecte cette décision-là, il n’y a rien que je peux faire. Mais pour moi, c’est important de demeurer positif et d’être fier de notre bilan, explique-t-il en pleine séance de porte-à-porte. 

Un homme qui porte un manteau rouge

Le candidat libéral Paul Lefebvre sollicite un deuxième mandat de député fédéral de Sudbury.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Il ajoute toutefois que son message aux indécis est, par dessus tout, d’exercer leur droit de vote. 

Si les gens soutiennent déjà un parti, pas de problème. Mais s’ils sont indécis, je les encourage à s’informer sur les candidats locaux parce qu’ils votent pour [eux], ce sont [leurs] noms qui seront sur les bulletins de vote, ce sont [eux] qui seront leur voix à Ottawa, note-t-il. 

La télé pour mieux se faire connaître

Comme Nickel Belt, la circonscription fédérale de Sudbury n’a jamais été représentée par un conservateur à la Chambre des communes. Le retraité des Forces armées canadiennes, Pierre St-Amant, tente donc l’inédit

Pour sa dernière semaine de campagne, il mise sur une campagne publicitaire à la télévision pour mieux se faire connaître du public. Il indique que certaines des propositions de son parti, comme la réduction du déficit budgétaire et l’abolition de la taxe carbone, trouvent écho chez de nombreux citoyens avec qui il s’est entretenu depuis le début de la campagne. 

Un homme dont la main se trouve sur une carte accrochée au mur

Le candidat conservateur dans Sudbury, Pierre St-Amant, estime que le programme politique de son parti est bien accueilli par de nombreux résidents de la circonscription.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Je n’ai pas d’illusion sur le défi qui m’attend. Il y a beaucoup de personnes qui sont intéressées par ce que j’ai à dire, et beaucoup de personnes qui, quoi qu’il arrive, ne voteront pas pour moi.

Pierre St-Amant, candidat du Parti conservateur du Canada dans Sudbury

Quoi qu’il arrive, j’ai eu une très belle expérience. C’est un défi, mais des fois, l’histoire change, conclut M. St-Amant.

Nord de l'Ontario

Politique fédérale