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Vers des huîtres plus performantes, grâce au génome

Des huîtres âgées de moins d'un an.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Radio-Canada

Une entreprise de Shippagan au Nouveau-Brunswick cherche à produire, à l’aide de la recherche sur le génome, des huîtres plus performantes.

L’écloserie de la Péninsule acadienne ambitionne de produire plus de 100 millions d'huîtres naissantes par année, explique le biologiste Martin Mallet, copropriétaire des Huîtres Mallet.

L'entreprise familiale dessert environ 90 % des pouponnières d'huîtres des Maritimes grâce à son écloserie.

Martin Mallet regarde dans un microscope.

Martin Mallet étudie les larves d'huîtres au microscope.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Docteur en biologie, Martin Mallet étudie au microscope les larves d’huîtres afin de détecter les caractéristiques génétiques qui en font des spécimens mieux adaptés pour les conditions des Maritimes.

En raison des hivers longs, la croissance du mollusque est environ trois à quatre fois plus lente dans les Maritimes qu'à certains endroits de la côte est américaine.

Des bassins et des jets d'eau.

La pouponnière d'huîtres à Shippagan.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Ici, pas question de modifier la génétique, il s'agit plutôt de donner un coup de pouce à la sélection naturelle, soutient l’ostréiculteur.

En amenant une huître qui va pousser plus vite, ça va complètement changer l’économie de l'industrie, croit M. Mallet.

Le scientifique est au coeur d'un projet de plus de 3 millions de dollars pour les quatre prochaines années. Pour l'huître, c'est le seul programme de ce genre-là au Canada, dit-il.

Mais dans cette quête de la perle rare, des questions demeurent en suspens. Par exemple, comment interagiront les nouveaux croisements avec les huîtres sauvages lorsqu'ils seront jetés à la mer?

Selon le biologiste, les super-huîtres pourraient aider à diversifier la génétique des huîtres sauvages, qui n'ont jamais regagné leur biomasse depuis la maladie de Malpèque qui a décimé leur population dans les années 1950.

Martin Mallet

Martin Mallet, docteur en biologie et copropriétaire des Huîtres Mallet, à Shippagan au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Pour Martin Mallet, au-delà des incitatifs financiers, la curiosité scientifique et le désir de trouver des réponses à de difficiles questions sont de puissantes sources de motivations.

Pour nous autres, ce n'est pas seulement business, dit-il, c'est la science et les questions qui nous mènent.

D’après le reportage de Jean-Philippe Hughes

Nouveau-Brunswick

Industrie des pêches