•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Andrew Scheer abat ses cartes dans des circonscriptions pivots

À une semaine du scrutin, le chef conservateur entame le sprint final d'une campagne où rien n'est joué.

Andrew Scheer, sa femme et ses trois enfants font des salutations avant d'entrer dans l'avion de campagne.

Andrew Scheer devrait passer du temps au cours de cette dernière ligne droite dans des circonscriptions où la course sera serrée, principalement en banlieue de Toronto.

Photo : La Presse canadienne / JONATHAN HAYWARD

Philippe-Vincent Foisy

Après une dernière journée de repos, le chef conservateur reprend la route ce matin pour le sprint final de cette campagne électorale où rien n’est encore joué. Il ne reste plus qu’une semaine avant le jour du scrutin.

Andrew Scheer quitte Ottawa ce matin pour Winnipeg, où il poursuivra sa série d’annonces intitulée « Les 100 premiers jours ». Les conservateurs veulent mettre de l’avant leurs priorités et montrer que leur chef est prêt à prendre le pouvoir le 21 octobre.

Il faut montrer à quoi ressemblera un gouvernement conservateur, explique un stratège.

Ça permet aussi d’avoir quelque chose à dire pendant la dernière semaine de la campagne, soutient un autre stratège. On veut garder un narratif positif.

Sept jours

Le temps est une ressource de plus en plus précieuse.

Aucune visite du chef n’est laissée au hasard.

On ne risque donc pas de voir Andrew Scheer visiter souvent des circonscriptions conservatrices. Ça enverrait un message d’une campagne qui veut limiter les pertes plutôt que de conquérir du terrain, soutient-on en coulisses.

On veut montrer qu’on a le vent dans les voiles, le momentum, indique un conservateur.

Andrew Scheer devrait passer du temps au cours de cette dernière ligne droite dans des circonscriptions où la course sera serrée, principalement en banlieue de Toronto.

Il se rendra aussi en Atlantique et au Québec, où le parti croit pouvoir faire obtenir des votes qui pourraient s’avérer déterminants le soir du scrutin.

On va régionaliser notre message, explique un conservateur. On veut dire aux Québécois, aux Ontariens et aux Canadiens qui est Andrew Scheer, ce qu’il propose et qui est l’équipe qui le soutient.

Notre dossier Élections Canada 2019

Sur le terrain

La visite d’un chef permet aussi de mobiliser les troupes sur le terrain, alors que la fatigue de la campagne est déjà bien installée chez certains.

Dans une campagne aussi serrée, c’est sur le terrain que se gagneront ces élections, explique un stratège.

Le rôle des bénévoles et des militants est primordial : ils doivent faire « sortir le vote », comme on dit dans le jargon politique. C’est-à-dire qu'ils doivent s’assurer que les électeurs qui sont considérés comme des conservateurs ou ceux qui ont une opinion positive du parti se rendent à l’isoloir.

Dans les sondages, on voit que c’est assez serré, mais dans les sondages, ce sont les intentions de vote de la population en général et non celles de ceux qui vont voter, illustre un conservateur.

Dans une course où tous les chefs partent en même temps, rien ne sert de s’éparpiller, il faut choisir les visites à point.

Politique fédérale

Politique