•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une journée de campagne avec Mathieu Morin

Les deux hommes consultent un cahier de notes sur lesquels ils ont consigné leurs appuis.

Après une séance de porte-à-porte, Mathieu Morin évalue ses appuis en compagnie de son attaché.

Photo : Radio-Canada / Fanny Lachance-Paquette

L’environnement est au coeur de la campagne électorale fédérale.  Est-ce que le Parti vert saura profiter de cet engouement? Le candidat dans Sherbrooke, Mathieu Morin a l’avantage d’être particulièrement près des jeunes : il est lui-même étudiant à l’université. Voici à quoi ressemble une de ses journées de campagne.

Midi. C’est à ce moment que la journée de campagne de Mathieu Morin s’amorce. L’étudiant en droit-MBA de l’Université de Sherbrooke a concentré tous ses cours en avant-midi pour pouvoir consacrer le reste de la journée à ses engagements politiques. La majorité des débats et des rencontres auxquels il est convié sont planifiés en après-midi.

En ce vendredi midi, il profite des quelques minutes qu'il a devant lui avant sa prochaine rencontre pour préparer ses réponses pour le débat auquel il prendra part le lundi suivant. Son attaché de presse, lui-même étudiant et tout juste âgé de 19 ans, l’aide à trouver les réponses optimales. 

Mathieu Morin et Frédéric Chenel assis à une table au fond de la bibliothèque

Mathieu Morin n'a pas de bureau de campagne. Ce midi, il a choisi de s’installer à la bibliothèque de l'Université de Sherbrooke avec son attaché.

Photo : Radio-Canada / Fanny Lachance-Paquette

13 h Le Regroupement des étudiants de maîtrise, de diplôme et de doctorat de l’Université de Sherbrooke (REMDUS) a demandé une rencontre avec le candidat vert. Le REMDUS rencontre tous les candidats de la circonscription pour leur soumettre leurs revendications. Il y est question d'étudiants étrangers, de réinvestissement dans la recherche et d’environnement. Les échanges sont plutôt courtois, sans répondre sur le champ, le Vert enverra toutes ses réponses par courriel. « Il y a des candidats qui ont le oui facile... J’aime mieux valider avant de vous dire oui », leur explique-t-il. 

Plus tard, Mathieu Morin admet qu’il est un peu surpris par la spécificité des demandes du regroupement et qu’il s’étonne qu’une seule question environnementale se trouve dans le lot. Il croyait que les étudiants lui en parleraient davantage.

Mathieu Morin et son attaché attablés avec deux membres du REMDUS.

La rencontre avec le REMDUS se fait dans un local qui semble servir de débarras. À travers les boîtes de carton et les chariots, le groupe d'étudiants discute des enjeux qui touchent les étudiants des cycles supérieurs.

Photo : Radio-Canada / Fanny Lachance-Paquette

13 h 30 Alors qu’une heure était prévue à l’agenda, la rencontre est déjà terminée. Le candidat se dirige vers la Brûlerie de café pour y travailler avec son attaché, Frédéric Chenel.

Ils s’y rendent en autobus pour des raisons environnementales, mais aussi, ils l’avouent, parce qu’en tant qu’étudiants ils accèdent gratuitement aux transports en commun. Mathieu Morin possède une voiture qu’il n’utilise qu’en cas de nécessité.

Mathieu Morin attend à un terminus d'autobus.

Dans la vie de tous les jours, Mathieu Morin se déplace principalement en autobus. Il conserve cette habitude lors de sa campagne électorale.

Photo : Radio-Canada / Fanny Lachance-Paquette

Les deux hommes consultent des documents assis dans un café.

Avec l'aide de son attaché, Mathieu Morin gère divers dossiers. Il s'est installé dans ce café situé devant l'hôtel de ville de Sherbrooke, où il doit rencontrer le maire quelques minutes plus tard,

Photo : Radio-Canada / Fanny Lachance-Paquette

14 h 10 Assis devant leur café, Mathieu Morin et Frédéric Chenel répondent au questionnaire fourni par le REMDUS. Ils cherchent les réponses les plus appropriées dans la plateforme du Parti vert. « On peut avoir nos opinions, mais on veut être sûrs que ça ne va pas à l’encontre des valeurs du parti », soutient Mathieu Morin. Les deux jeunes hommes se fondent dans la clientèle du café. Parmi les nombreux étudiants qui ont envahi les lieux, on pourrait facilement croire qu’ils préparent des travaux scolaires.

Mathieu Morin souligne qu’il s’agit de la plus grosse campagne jamais menée par le Parti vert dans Sherbrooke. Il n’a toutefois pas d’aide spécifique du parti. Ayant déjà mené trois campagnes électorales, il considère qu’il sait comment s’y prendre et qu’il n’a pas particulièrement besoin d’être accompagné. 

15 h Le candidat vert se rend à une rencontre avec le maire de Sherbrooke, Steve Lussier. La rencontre est privée : impossible d’y assister. Selon le cabinet de la mairie, le maire rencontre ainsi tous les candidats de la circonscription. L'échange dure une demi-heure. Il y est question de l’aéroport, du projet de train Sherbrooke-Montréal, de changements climatiques mais aussi de pénurie de main-d’oeuvre, d’infrastructures et du centre de tri de Valoris.

Mathieu Morin descend les marches de l'hôtel de ville

Mathieu Morin a discuté pendant une trentaine de minutes avec le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, de divers dossiers dans lesquels le gouvernement fédéral pourrait aider la Ville.

Photo : Radio-Canada / Fanny Lachance-Paquette

16h30 Un peu de porte-à-porte est au menu pour terminer la journée. Depuis la marche pour le climat du 27 septembre, il compte de nouveaux bénévoles dans ses rangs. Deux de la trentaine que compte son équipe se joignent à lui pour l’activité. 

Pour sélectionner le quartier où les visites seront effectuées, Mathieu Morin se fie à une carte qu’il a lui-même programmée grâce aux résultats des dernières élections. Il sait ainsi quels quartiers sont plus enclins à voter pour le Parti vert et met donc son énergie à convaincre des secteurs qui sont « prenables. » Dans le secteur de la rue Denault, les réponses des résidents sont mitigées. Alors que certains lui affirment qu’ils voteront pour le Parti vert avant même d’entendre son discours, d’autres ont besoin de plus de temps pour se forger une opinion. 

Mathieu Morin sert la main d'une résidente.

Certains résidents du secteur universitaire prennent plaisir à discuter d'enjeux politiques avec le candidat vert lors d'une séance de porte-à-porte.

Photo : Radio-Canada / Fanny Lachance-Paquette

18h Mathieu Morin cesse de frapper aux portes. Il fait noir et les résidents semblent quitter pour la soirée. Il rentre chez lui en autobus. 

Découvrez Lyne Bessette
Découvrez Alain Rayes

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !