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Populations de chevreuils urbains : un vaccin contraceptif serait-il la solution?

Gros plan sur le visage d'un chevreuil.

Des chercheurs réalisent une étude expérimentale sur le contrôle de la population de chevreuils à Oak Bay, en Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Depuis des années, la communauté de Oak Bay sur l’île de Vancouver est aux prises avec un problème de surpopulation de chevreuils. Pour tenter d’en contrôler le nombre, un vaccin contraceptif sera utilisé.

Les résidents de Oak Bay, qui à l’origine appréciait la présence de l’animal, n’en peuvent plus. Les chevreuils mangent ce qu’il y a dans les jardins, causent des problèmes de circulation et leurs excréments sont partout.

En 2015, une première tentative pour contrôler la population a échouée. Onze animaux ont été tués, mais la mesure était controversée auprès des résidents et n’a pas fonctionné sur le long terme.

Un groupe composé de scientifiques et de vétérinaires a donc décidé de mener un projet en administrant des vaccins contraceptifs.

Cinq personnes entourent un chevreuil endormi dans un parc. Au loin, un autre chevreuil observe.

Les chercheurs administrent un vaccin contraceptif à certaines femelles pour tenter d'éviter qu'elles se reproduisent avec succès.

Photo : Radio-Canada / Georgie Smyth

Ils en profitent aussi pour évaluer la santé des femelles et pour prélever des échantillons de sang, de fourrure et de selles.

Le chercheur Jason Fisher est à la tête du groupe. Il explique qu’il s’agit de la première étude du genre au Canada et que si elle réussit elle pourrait aider à façonner l’avenir de la gestion des animaux sauvages en milieu urbain partout au pays.

Les gens veulent une solution plus humaine basée sur la science

Jason Fisher, chercheur principal du projet

Est-ce la solution?

Le projet est beaucoup plus qu’une mesure contraceptive à court terme souligne le chercheur. L’objectif est de voir si les vaccins contraceptifs peuvent contrôler les populations de chevreuils sur une longue période.

Un chevreuil couché dans l'herbe près de buissons.

Les vaccins ne sont pas permanents.

Photo : Radio-Canada / Georgie Smyth

En 2017, les experts estimaient qu’environ 100 chevreuils vivaient à Oak Bay.

Pour les besoins du projet, entre 40 et 50 femelles recevront le vaccin. Environ 20 autres ne le recevront pas.

De cette façon, nous pouvons être certains que le vaccin est efficace et que ce ne sont pas d’autres facteurs tels que les conditions météorologiques ou la quantité de nourriture disponible qui ont influencé le nombre de bébés qui naîtront, explique Jason Fisher qui précise que comme pour toute autre forme de méthode contraceptive, celle-ci n’est pas une chose sûre à 100%.

Avec les informations de Georgie Smyth

Colombie-Britannique et Yukon

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