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La pêche électrique au secours du saumon de l'Atlantique

Trois employés de la Fédération de la protection de la nature de Souris s'active pour attraper des saumons dans un cours d'eau.

Une petite décharge électrique sans danger attire les poissons dans les épuisettes.

Photo : Julien Lecacheur

Julien Lecacheur
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des chercheurs de l'est de l'Île-du-Prince-Édouard pratiquent la pêche électrique pour surveiller le saumon.

En ce mercredi matin, ils sont cinq employés de la Fédération de la protection de la nature de Souris à s'être réunis près d'un cours d'eau à Hay River. Équipés de bottes, de salopettes de pêche et d'une perche électrique, ils effectuent leurs études annuelles sur la population du brochet et du saumon de l'Atlantique.

Pour les surveiller, le groupe s'adonne à la pêche électrique.

Cette pratique consiste à envoyer une petite décharge électrique dans l'eau afin d'attirer les poissons vers des épuisettes. Une fois récupérés, les poissons sont ensuite déposés dans un bac d'eau afin d'y être mesurés.

Un employé de la Fédération de la protection de la nature de Souris est debout au milieu du cours d'eau. Il tient fermement sa perche électrique au-dessus de l'eau.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Cette machine envoie de petites décharges électriques dans l'eau. Elle coûte 13 000 $ et est manipulée par un employé certifié.

Photo : Isabella Zavarise

Keila Miller, la directrice du projet, explique que cette pratique est sécuritaire pour les poissons. Selon elle, le taux de mortalité est extrêmement faible. Elle affirme qu'il s'agit du meilleur moyen pour les étudier.

La pêche électrique nous donne un résultat instantané sur le nombre de poissons présents dans le cours d'eau.

Une citation de :Keila Miller, directrice de projet, Fédération de la protection de la nature de Souris.

En cette belle journée d'octobre, le groupe de chercheurs a récupéré en une vingtaine de minutes plusieurs dizaines de saumons et de brochets, de différentes tailles. Une réussite pour le groupe, qui décide d'effectuer un unique passage le long de la rivière.

Les poissons passent d'un sceau blanc à un autre grand bac en plastique.

Les poissons récupérés sont déversés dans ce bac d'eau. Ils sont ensuite mesurés sur cette grande règle en bois.

Photo : Julien Lecacheur

Si la récupération des poissons est facile et rapide, la prise des mesures se révèle plus compliquée.

Frances Braceland, l'autre directrice du projet, s'y prend à plusieurs reprises avant de pouvoir mesurer les poissons. Ces derniers s'agitent constamment et glissent des mains de la jeune femme.

Cela peut s'avérer difficile. Cela dépend vraiment de tes réflexes, car les poissons peuvent être très rapides.

Une citation de :Frances Braceland, directrice de projet, Fédération de la protection de la nature de Souris
Frances Braceland, à gauche, et Keila Miller, à droite, mesurent des poissons.

Les chercheurs mesurent la taille des poissons repêchés. Ils collectent ces données pour mieux connaître la population de saumons dans les cours d'eau étudiés.

Photo : Julien Lecacheur

Premiers résultats positifs

Le groupe de chercheurs a multiplié dans les dernières semaines le nombre de pêches électriques dans les 27 cours d'eau de l'est de l'Île-du-Prince-Édouard. À l'approche de la fin de l'étude, les premières constatations sont optimistes.

Les premiers chiffres concernant la population de saumons de l'Atlantique sont vraiment bons dans cette région. Particulièrement dans sept cours d'eau, y compris celui de Hay River, se félicite Keilla Miller.

Frances Braceland se réjouit aussi de ces premiers résultats. La jeune chercheuse originaire de l'Angleterre est à l'Île-du-Prince-Édouard depuis quelques années. Elle explique être ici pour contribuer, entre autres, à la protection et au développement du saumon de l'Atlantique.

Les saumons doivent avoir une bonne qualité d'eau et assez de nourriture afin qu'ils puissent arriver dans l'océan dans les meilleures conditions possible.

Une citation de :Frances Braceland, directrice de projet, Fédération de la protection de la nature de Souris
Keilla Miller, à gauche, et Frances Braceland, à droite, compilent les données recueillies dans un ordinateur.

Keilla Miller et Frances Braceland compilent les données recueillies dans un ordinateur. Le rapport final sera rendu public au cours du mois de décembre.

Photo : Julien Lecacheur

Les conclusions de l'étude seront dévoilées durant le mois de décembre. En cas de résultats négatifs, des opérations de protection et de restauration auront lieu dans les cours d'eau au printemps prochain.

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