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De premiers résultats prometteurs pour le repeuplement des caribous d'une île ontarienne

L'animal vu de près alors qu'il erre dans les bois

Les quelques caribous restants de l'île Michipicoten ont été déplacés pour éviter que les loups ne déciment la population.

Photo : Christian Schroeder

Radio-Canada

Des caribous transférés l’an dernier sur l’île Caribou, dans le lac Supérieur, se sont accouplés avec succès, selon des chercheurs. Ces derniers disent avoir remarqué en août dernier des traces qu’ils attribuent à des faons.

Le petit groupe d’animaux, qui comprenait deux mâles et quatre femelles, avait été déplacé de l’île Michipicoten en mars 2018.

La mesure avait été prise par le ministère ontarien des Richesses naturelles et des Forêts (MRNF) après qu’une meute de loups ayant traversé une route de glace a menacé de décimer la population entière de caribous de l’île du Nord de l'Ontario.

Un groupe de quatre personnes s’est rendu à l’île Caribou en août afin de voir comment avaient évolué les animaux déplacés. Selon le biologiste à la retraite du MRNF qui faisait partie du groupe, Gord Eason, les chercheurs ont positivement identifié des traces de faons, ce qui veut dire qu’au moins une femelle a mis bas.

Des traces de pas sur le sable

Des traces de veaux retrouvées à l'île Caribou portent des chercheurs à croire que les caribous qui y ont été déplacés en 2018 se sont reproduits.

Photo : Leo Lepiano

M. Eason souligne toutefois que pour des raisons d’ordre génétique, les chercheurs tentent toujours de déterminer si les deux mâles transférés ont survécu à l’hiver.

La question est de savoir comment se portent les mâles. Nous savons que l’un d’entre eux au moins se trouve toujours là. Mais nous aimerions vérifier l’état du deuxième, évidemment, pour assurer la sécurité de la population au cas où quelque chose arrive à l’un d’entre eux, explique M. Eason.

Il ajoute que des caméras permettant d’identifier des pistes pourraient être utilisées pour confirmer la présence des deux mâles.

M. Eason indique que l’île Caribou, située à 72 kilomètres au sud de Wawa, se trouve loin du territoire continental et qu’il est peu probable que des loups puissent s’y rendre en traversant une éventuelle route de glace.

L’île ne mesure que six kilomètres carrés, mais possède, selon M. Eason, une excellente quantité de lichen dont se nourrissent principalement les caribous. La multiplication de ces derniers pourrait toutefois rendre l’île trop étroite pour leur survie.

On n’aimerait pas dépasser la quinzaine de caribous. L’île est petite et ne peut pas en contenir beaucoup, note M. Eason.

Le chercheur soutient que si les animaux se reproduisent encore une fois cet automne, il pourrait y avoir assez de caribous sur l’île pour envisager le déplacement de certains d’entre eux vers l’île Michipicoten au printemps 2022.

Ce serait bien de restaurer la population de l’île Michipicoten, parce qu’elle est généralement à l’abri des prédateurs. Les loups n’y vont pas très souvent, parce que la route de glace ne se forme pas très souvent, conclut-il.

Tous les loups de l’île Michipicoten ont été capturés en mars et une douzaine d’entre eux ont été déplacés vers l’Isle Royale du Michigan, également située dans le lac Supérieur.

Avec les informations de CBC

Nord de l'Ontario

Faune et flore