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Des Ottaviens remplissent un camion de denrées à destination des Bahamas

Lou Seymour et Angie Sakla-Seymour posent pour la caméra devant un camion rempli de boîtes.

Lou Seymour (à gauche) et Angie Sakla-Seymour (à droite) ont décidé de louer un camion et de le conduire jusqu'en Floride pour acheminer les dons aux Bahamas.

Photo : CBC/Amanda Pfeffer

Radio-Canada

Des dizaines de personnes se sont mobilisées, samedi, pour remplir un camion de location de vêtements, d’eau, de nourriture et de médicaments pour aider les sinistrés de l’ouragan Dorian. Les auteurs de l’initiative achemineront eux-mêmes les dons jusqu’en Floride, puis par bateau aux Bahamas.

Angie Sakla-Seymour et son mari, Lou Seymour, vont conduire leur camion jusqu’à Fort Lauderdale pour mettre leur précieux cargo sur un navire à destination des Bahamas, mardi.

Le bateau se dirigera ensuite vers l’île de Grand Bahama, l’un des endroits les plus durement touchés par l’ouragan Dorian et où les résidents peinent toujours à se relever.

Nous voulons nous assurer que tout ça se rende à bon port, a expliqué M. Seymour, inquiet que les dons ne parviennent pas aux personnes qui en ont le plus besoin.

De voir tous ces gens se mobiliser pour des gens qu’ils ne connaissent même pas, ça me touche profondément, a souligné Mme Sakla-Seymour.

60 morts, 500 disparus

Originaire de Freeport aux Bahamas, M. Seymour a indiqué que certains membres de sa famille habitent toujours dans l’archipel.

Sa sœur, son mari et leur fils sont restés coincés pendant 36 heures sur le toit de leur demeure après le passage de Dorian, en début septembre. D’après les plus récents chiffres des Nations Unies, 60 personnes ont péri et 500 manquent toujours à l’appel.

Un homme marche dans un tas de débris sous un ciel gris. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les dommages sont considérables dans la localité de Marsh Harbour après le passage de l'ouragan Dorian qui s'est abattu longuement sur les Bahamas.

Photo : Reuters / Dante Carrer

Si les eaux se sont retirées depuis, les résidents des îles d’Abaco et de Grand Bahama sont toujours pour la plupart sans eau courante ni électricité.

Vendredi, les Nations unies ont d’ailleurs sollicité 10 millions de dollars supplémentaires pour venir en aide aux Bahamas.

M. Seymour voulait d’abord louer un avion pour livrer les dons, mais il a expliqué en avoir reçu une telle quantité que louer un camion était finalement un choix plus judicieux.

Lui et sa femme ont aussi récolté des dons en argent en organisant des événements caritatifs.

De l’aide de toute part

Ce qui est arrivé aux Bahamas, c’est très triste, a indiqué Abbie McDonald, 9 ans. La fillette a organisé une présentation orale à l’école pour que ses camarades de classe et leur famille fassent des dons pour la cause.

Abbie McDonald pose pour la caméra devant un camion remplir de boîtes.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Abbie McDonald a demandé l'aide de ses camarades de classe pour récolter des dons.

Photo : CBC/Amanda Pfeffer

Avec toute la nourriture amassée, j’espère qu’on pourra nourrir tout un voisinage, a-t-elle lancé.

Carline Rameau, originaire de Laval, a elle aussi contribué à la mobilisation en triant et en emballant des vêtements.

Elle a immigré au Canada depuis Haïti en 2010 après le tremblement de terre qui a dévasté le pays. Ça me touche personnellement, a-t-elle confié. Ça ranime plein d’émotions chez moi, ce genre de catastrophe.

Carline Rameau et Prisca Azulphar avec une boîte de dons sous le bras posent pour la caméra.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Carline Rameau (à gauche) et sa fille Prisca Azulphar (à droite) ont toutes les deux survécu au tremblement de terre en Haïti en 2010.

Photo : CBC/Amanda Pfeffer

Avec les informations d'Amanda Pfeffer de CBC

Ottawa-Gatineau

Incidents et catastrophes naturelles