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L'AFPC craint des compressions dans la fonction publique si les conservateurs sont élus

Des filets recouvrent la devanture du toit de l'édifice.

L’édifice Portage I à Gatineau. (archives)

Photo : Radio-Canada / Olivier Plante

Radio-Canada

Les conservateurs, qui viennent de dévoiler leur cadre financier, ont beau jurer que le retour à l'équilibre budgétaire dans 5 ans se ferait sans supprimer des postes de fonctionnaires, l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), n'en croit pas un mot.

Le Parti conservateur du Canada (PCC) a annoncé vendredi qu'il réduirait les dépenses dans la fonction publique fédérale de 14,4 milliards de dollars en 5 ans. Aucune compression de personnel n'est prévue. Les services ne seront pas non plus touchés. Mais les conservateurs veulent améliorer les dépenses de fonctionnement, en limitant le nombre de locaux inutilisés, par exemple.

Zéro coupure, zéro coupure dans les employés dans la fonction publique, a insisté Sylvie Goneau, candidate conservatrice dans Gatineau. On maintient tous les emplois au niveau 2020-202.

Mais l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), qui représente environ 140 000 fonctionnaires, soit près de la moitié des fonctionnaires fédéraux, croit impossible de faire des économies aussi importantes sans compressions.

Magali Picard dans les studios de Radio-Canada en juillet 2019.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Magali Picard, vice-présidente nationale exécutive de l'Alliance de la fonction publique du Canada. (archives)

Photo : Radio-Canada

Qu'ils n'essaient pas de nous mentir en disant qu'il n'y aura pas de coupes dans les services et pas de coupes dans la fonction publique, c'est impossible, c'est impossible, a répété Magali Picard, vice-présidente exécutive nationale de l'AFPC.

Il n'y a pas des bureaux vides pour 14 milliards de dollars au Canada

Magali Picard, vice-présidente exécutive nationale de l'AFPC
Notre dossier Élections Canada 2019

Les candidats des autres partis politiques pensent aussi que les conservateurs mentent sur leurs intentions. Ils rappellent qu'il y a eu des coupes dans le personnel de la fonction publique fédérale sous le gouvernement de Stephen Harper.

Candidat libéral dans Gatineau Steven MacKinnon dit vouloir investir dans la fonction publique sans toutefois donner de détails chiffrés à ce sujet.

J'ai personnellement annoncé de nombreux investissements dans nos immeubles, on n'a qu'à penser à Place du Portage phase III, on n'a qu'à penser aux Terrasses de la Chaudière, on n'a qu'à penser à Bibliothèque et Archives Canada. Et là, je parle juste de la rive québécoise, s'est défendu M. MacKinnon. On investit dans l'appareil fédéral, on investit dans nos fonctionnaires. Les conservateurs proposent une récession faite à Ottawa pour Ottawa-Gatineau.

Pour sa part, le candidat néo-démocrate dans Hull-Aylmer, Nicolas Thibodeau, juge inacceptable de couper dans la fonction publique.

Même des coupures qui sont pires qu'à l'ère de Harper, et puis ce n'est pas moi qui le dit, c'est l’Institut des finances publiques et de la démocratie qui a fait l'analyse de ça, et c'est inacceptable de couper dans la fonction publique et dans les services aux citoyens, et à la population, avance-t-il.

L'AFPC ne veut pas dire à ces membres pour qui voter, mais elle les incite à barrer la route aux conservateurs.

Avec les informations de Roxane Léouzon

Ottawa-Gatineau

Politique fédérale