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Manifestations canadiennes en soutien aux Kurdes de Syrie

Le reportage de Valérie-Micaela Bain.

Photo : The Canadian Press / Graham Hughes

Radio-Canada

Environ 200 personnes se sont rassemblées samedi au square Phillips à Montréal en solidarité avec les Kurdes de Syrie. Les manifestants demandent au gouvernement canadien de prendre rapidement des actions contre la Turquie, qui a lancé une offensive militaire contre les populations kurdes du nord-est de la Syrie.

Ils souhaitent notamment qu’Ottawa impose des sanctions, la manière la plus efficace selon eux de faire reculer le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan avec ses frappes à la frontière syrienne.

Les manifestants, majoritairement d’origine kurde, craignent pour leurs familles, qui se trouvent en Syrie dans les secteurs bombardés par la Turquie. Ils se sentent abandonnés.

C’est une trahison, ils nous ont trahis complètement, a affirmé Maksunio Oerde, de la Fondation kurde du Québec. Pendant quatre ans, 11 000 combattants kurdes ont donné leur vie dans cette guerre. Ils nous ont promis qu’ils nous protégeraient, mais aujourd’hui ils nous ont abandonnés.

Ce sont des institutions qui sont supposées amener une certaine justice et une protection pour les minorités qui ne sont pas entendues à travers le monde, a pour sa part lancé une manifestante.

Une femme qui marraine une famille kurde a abondé dans le même sens : Ça nous arrache le cœur. C’est indécent de la communauté internationale de ne pas réagir.

La Turquie veut instaurer une « zone de sécurité » de 32 kilomètres de profondeur à sa frontière avec la Syrie. Suite à son offensive, elle veut y installer une partie des 3,6 millions de réfugiés syriens qui vivent sur son sol depuis le début de la guerre civile en 2011. Le retrait des troupes américaines du secteur a laissé le champ libre à Ankara pour son offensive.

Le gouvernement turc considère la milice kurde syrienne des Unités de protection du peuple (YPG) comme un groupe terroriste. Ce sont eux qui sont principalement visés par les bombardements turcs.

Des manifestants brûlent des affichettes à l'effigie du président turc.

Des Kurdes en colère ont manifesté contre la Turquie en Grèce, samedi, après le début de l'offensive d'Ankara en Syrie.

Photo : Reuters / Alkis Konstantinidis

Solidarités nationales et internationales

Un rassemblement similaire a eu lieu à Ottawa et a réuni environ 200 personnes. Les manifestants, dont faisaient partie des membres d’organisations pro-Kurdes, se sont rassemblés devant l’ambassade des États-Unis pour dénoncer la décision du président Donald Trump de retirer ses troupes du nord de la Syrie.

À Québec, une cinquante de personnes a aussi ajouté sa voix à celles qui exigent des actions contre la Turquie de la communauté internationale.

À Paris, à l’appel du Conseil démocratique kurde en France (CDK-F), près de 20 000 personnes se sont rassemblées,selon les organisateurs, sur la place de la République. Plusieurs manifestants brandissaient des pancartes, où il était écrit « Derrière la façade de Baghdadi, Erdogan, le vrai chef de Daesh », « La Turquie envahit le Rojava, l'Europe contemple » ou encore « Erdogan, terroriste! ».

En Grèce, plusieurs milliers de Kurdes ont manifesté à Athènes, la capitale, mais aussi à Thessalonique, dans le nord du pays, pour dénoncer l'offensive turque.

Les manifestants ont été nombreux à brûler des affichettes à l'effigie du président turc.

Avec les informations de Valérie-Micaela Bain, de l'Agence France-Presse et de l'Associated Press

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