•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

En pleine croissance, l'industrie touristique autochtone manque de moyens

Le site du pow-wow de Gesgapegiag, le long de la baie des Chaleurs

Le site du pow-wow de Gesgapegiag, le long de la baie des Chaleurs

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Radio-Canada

L’intérêt des touristes pour les cultures et l’histoire des peuples autochtones du Canada avance à grands pas, mais les infrastructures peinent à répondre à la demande croissante.

C’est ainsi que le PDG de l’Association touristique autochtone du Canada, Keith Henry, décrit la situation. En effet, dit-il, le tourisme autochtone au pays a connu une croissance de 21 % entre 2014 et 2017 pour atteindre 1,7 milliard de dollars.

Le tourisme dans son ensemble a grossi de 14 %.

Sans oublier que d’après des recherches dans le domaine, un visiteur sur trois qui se rend au Canada affirme être intéressé par une authentique expérience touristique autochtone.

D’après M. Henry, le problème du tourisme autochtone réside dans le besoin de créer de meilleurs sites web, d’acheter des bus navettes ou simplement de bien former les guides.

Sur les 1900 exploitants touristiques autochtones, dit-il, seuls 133 ont l'expertise, le personnel et l'infrastructure pour desservir les clients à une échelle internationale.

Pas de Disney

Le manque de compagnies touristiques autochtones peut également mener à une représentation déplacée des cultures autochtones par des entreprises plus importantes qui n’ont pas de spécialistes autochtones à leurs bords. « Ces expériences doivent véritablement décrire les cultures.  Elles ne peuvent pas être artificielles et adopter une méthode Disney », dit M. Henry.

Une guide en Colombie-Britannique originaire de Squamish, Deanna Lewis, souligne que les compagnies touristiques ont longtemps eu du mal à recruter des guides autochtones qui rechignent à partager leurs cultures en raison de l’impact des pensionnats autochtones.

Même si le dernier pensionnat autochtone au Canada a fermé ses portes il y a une vingtaine d’années, les générations suivantes subissaient toujours cette peur de partager leur savoir culturel. Néanmoins, affirme-t-elle, les jeunes générations sont encouragées à décuire leurs cultures et leurs histoires, soit un bon moyen vers la réconciliation.

D'après les informations de Maryse Zeidler

Colombie-Britannique et Yukon

Autochtones