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Des Kurdes d’Ottawa inquiets pour leurs proches en Syrie

Un homme tenant un drapeau kurde scande un slogan lors d'une manifestation.

Quelque 200 manifestants se sont rassemblés devant l'ambassade des États-Unis.

Photo : Radio-Canada / Yasmine Mehdi

Radio-Canada

Des membres d'organisations pro-Kurdes de la capitale se sont rassemblées samedi après-midi devant l’ambassade des États-Unis pour dénoncer la récente décision du président Donald Trump de retirer les troupes américaines du nord de la Syrie.

Ces Kurdes d’Ottawa souhaitent que des actions soient entreprises pour freiner l’incursion turque dans le nord de la Syrie qui, selon eux, met en danger leur famille toujours au pays.

Le retrait américain laisse de facto leurs alliés kurdes sur le terrain à la merci de la Turquie. Depuis mercredi, ils sont la cible d’attaques de l’armée turque, et les frappes ont poussé des milliers de personnes à évacuer la région.

Une jeune femme avec une pancarte lors d'une manifestation.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les manifestants dénoncent l’incursion des troupes turques en Syrie.

Photo : Radio-Canada / Yasmine Mehdi

Sous la vigilance de la Gendarmerie royale du Canada, quelque 200 manifestants ont bravé la pluie pour dénoncer la décision du gouvernement des États-Unis. Erdogan, tueur de bébés, ont également scandé les protestataires, en référence aux politiques militaires du président turc, Recep Tayyip Erdogan.

Vers 14 h, soit une heure après le début du rassemblement, les manifestants se sont dirigés vers la colline du Parlement.

Un appel à l'aide

Juan Simo, membre du conseil d’administration de l’Association de la communauté kurde d’Ottawa, s’inquiète du sort de sa famille élargie qui a dû fuir devant l’avancée de l’armée turque.

Mon esprit est là-bas. Je pense beaucoup à eux. Je m’inquiète beaucoup de leur sort, a-t-il raconté au micro de l’émission All in a Day à CBC. Le danger les guette à tout moment, ils ne sont pas bien loin de la frontière.

M. Simo s’est senti impuissant et trahi par le retrait des troupes américaines. Son groupe se mobilise maintenant pour demander à la communauté internationale et au Canada de collaborer pour mettre un terme à la violence.

Nous avons besoin de votre aide. Nous avons besoin de votre soutien pour empêcher un génocide.

Juan Simo, membre du conseil d’administration de l’Association de la communauté kurde d’Ottawa

Les mots ne sauvent pas des vies

Nukin Doustan, membre de l’Association kurde du Canada et de la Jeunesse unie du Kurdistan, était profondément troublé par les images des victimes prises sous les débris des bombardements turcs.

Même si la ministre sortante des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a écrit sur Twitter que le Canada condamn[ait] fermement les incursions militaires turques en Syrie, il importe davantage de passer à l’action, selon M. Doustant.

Les mots ne sauvent pas des vies, a-t-il martelé. S’il n’y a pas de sanctions et sans actions sur le terrain, les mots ne suffisent pas.

L’ambassadeur de la Turquie au Canada, Kerim Uras, a expliqué à l’émission Power & Politics, vendredi, que les opérations militaires de son gouvernement visent le groupe armé État islamique.

Les manœuvres ont donc pour but, selon lui, de créer une zone tampon le long de la frontière syro-turque. Il a également affirmé que les victimes civiles étaient bien moins nombreuses que lors d’interventions semblables dans le passé.

Samedi, les forces turques et leurs supplétifs syriens sont entrés dans une ville kurde du nord syrien à la faveur de violents bombardements. La Turquie s'est dite déterminée à poursuivre son offensive malgré le tollé international et les menaces de sanctions américaines.

Avec les informations de Yasmine Mehdi, de Jean-François Poudrier et de CBC

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Ottawa-Gatineau

Politique internationale