•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le Centre canadien de rayonnement synchrotron célèbre ses 20 ans

Le Centre de rayonnement synchrotron à Saskatoon attire chaque année plus de 1000 scientifiques à travers le mnonde. Ceux-ci utilisent la technologie du centre pour mener des recherches dans les domaines de la santé, de l’agriculture, de l’environnement et des matériaux avancés.

Photo : Radio-Canada

Gabrielle Proulx

Le Centre canadien de rayonnement synchrotron à Saskatoon célèbre son 20e anniversaire. Depuis sa conception en 1999, le centre de recherche a permis plusieurs avancées scientifiques, en plus d’attirer des dizaines de chercheurs de partout dans le monde.

Il y a deux décennies, l’Université de la Saskatchewan remportait une compétition nationale visant à désigner l’emplacement du premier Centre de rayonnement synchrotron au Canada.

Ils avaient l'expertise dans l'accélérateur linéaire [c’est-à-dire] la technologie utilisée pour opérer le synchrotron, explique le directeur scientifique du centre, Gianluigi Botton.

Parmi la trentaine de synchrotrons à travers le monde, celui de Saskatoon se distingue par son expertise en imagerie des petits animaux et des plantes, et ses études sur la structure électronique des matériaux, soutient M. Botton.

Gianluigi Botton avec une vue à l'intérieur de l'édifice du synchrotron

Gianluigi Botton est le nouveau directeur scientifique du Centre canadien de rayonnement synchrotron.

Photo : Radio-Canada

On est reconnu mondialement pour certaines expériences qu’on fait ici, souligne fièrement Gianluigi Botton.

Le Centre de rayonnement synchrotron de Saskatoon demeure le seul endroit au pays capable d'observer la matière à partir d'une lumière un million de fois plus puissante que celle du soleil.

Des milliers de publications scientifiques

Depuis son ouverture, le 22 octobre 2004, les chercheurs du centre ont publié près de 3000 ouvrages scientifiques. 

De ce nombre, quatre découvertes ont marqué les premières années du synchrotron, souligne Gianluigi Botton.

D’abord, des chercheurs ont accompli d’importantes avancées en ce qui a trait au traitement de différents types de cancers.

Dans le monde de la médecine, on a fait des découvertes en lien avec la structure des protéines qui font partie de certains cancers. [...] On peut tuer le cancer en changeant la structure des molécules.

Gianluigi Botton, directeur scientifique, Centre canadien de rayonnement synchrotron

Des chercheurs ont également utilisé la technologie du synchrotron pour améliorer la durée de vie des piles.

D'autre part, le directeur scientifique précise que des chercheurs ont fait des percées pour améliorer la conservation du blé lorsqu’il est entreposé pendant une longue période.

Par exemple, il y a des champignons qui se forment lorsqu’on garde le blé assez longtemps. On a étudié la durée de vie du blé et comment on peut maintenir la qualité optimale, spécifie-t-il.

Dernièrement, des chercheurs de l’Université de la Colombie-Britannique ont eu recours au synchrotron pour convertir les groupes sanguins de type A et B en groupe O, un groupe universel. « C’est assez important comme découverte », juge M. Botton.

Visite de la NASA

En février, des chercheurs de la NASA ont fait appel à la technologie du centre en vue de capter des images dans les zones les plus sombres de l'espace.

J’imagine que [la technologie de Saskatoon va se retrouver dans l’espace]. S’ils sont venus ici, ils vont sûrement l’utiliser.

Gianluigi Botton, directeur scientifique, Centre canadien de rayonnement synchrotron
Kiran Mundboth dans son laboratoire au synchrotron.

Kiran Mundboth observe la composition des protéines à partir de la technologie du Centre canadien de rayonnement synchrotron à Saskatoon.

Photo : Radio-Canada

Le chercheur Kiran Mundboth est fier d’appartenir à la communauté scientifique du synchrotron de Saskatoon.

Je pense que c’est un laboratoire unique au Canada. Dans le monde, il n’y en a pas beaucoup de synchrotrons. C’est une petite communauté.

Kiran Mundboth, chercheur au Centre canadien de rayonnement synchrotron

Très souvent, on décrit le synchrotron comme un microscope géant et très puissant. Contrairement au microscope standard, le synchrotron nous permet de voir à l’échelle atomique, explique Kiran Mundboth.

Vers un deuxième synchrotron?

On aimerait avoir un deuxième synchrotron. [...] Le synchrotron a maintenant 20 ans, dont 15 ans d’opération. Les autres synchrotrons dans le monde sont en train de développer les prochaines générations de synchrotrons. Donc, nous aussi, on doit maintenir notre compétitivité internationale, avance Gianluigi Botton.

Pour le moment, il confirme que le synchrotron de Saskatoon est encore « performant ».

Il entrevoit tout de même la nécessité de consulter plusieurs chercheurs à travers le pays pour évaluer quelles seront les technologies disponibles dans 5 à 10 ans.

Comme les ordinateurs, les téléphones portables, ça évolue toujours. Il y a toujours de meilleures versions qui sont disponibles, indique M. Botton.

Saskatchewan

Science