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Les libéraux de Québec comparent le troisième lien au Centre Vidéotron

Les candidats libéraux Joël Lightbound, Jean-Yves Duclos, Annie Talbot et Antoine Bujold

Joël Lightbound, Jean-Yves Duclos, Annie Talbot et Antoine Bujold ont dénoncé samedi matin le cadre financier des conservateurs.

Photo : Radio-Canada

David Rémillard

Les libéraux de la région de Québec invitent la population à se méfier des conservateurs « qui enfilent un gilet des Nordiques » lorsqu'il promettent d'investir dans la capitale. À la lumière des compressions annoncées par Andrew Scheer, ils craignent plutôt un sous-investissement, notamment dans les infrastructures.

En conférence de presse commune samedi matin, les députés sortants Jean-Yves Duclos et Joël Lightbound, accompagnés des candidats Antoine Bujold et Annie Talbot, ont tiré à boulets rouges sur le cadre financier des conservateurs­.

En plus de reprocher au chef Andrew Scheer de l'avoir annoncé vendredi après-midi, après tous les débats télévisés, ils ont décrié des compressions rappelant l'austérité des années Harper. On y prévoit 69 milliards de dollars de compressions et nouveaux revenus d'ici cinq ans.

Pour atteindre leurs objectifs, dont celui d'atteindre le déficit zéro, les conservateurs ont l'intention d'échelonner les investissements en infrastructures de 187 milliards prévus par le présent gouvernement libéral sur 15 ans plutôt que 12.

Bien qu'Andrew Scheer se soit engagé à maintenir les ententes et les contrats signés par le gouvernement de Justin Trudeau partout au pays, les libéraux parlent de coupures de 18 milliards en cinq ans, seulement en infrastructures.

Selon eux, des projets comme la protection de l'eau potable et le réseau de transport structurant pourraient être affectés.

« Cynisme »

Ils craignent que les conservateurs ne tiennent pas leurs promesses à Québec, comme celui de financer le projet de troisième lien, pour lequel les libéraux n'ont pris aucun engagement.

Il faut se méfier des conservateurs qui ont enfilé un chandail des Nordiques, ont levé le pouce en l’air pour finalement investir zéro dollars dans le centre Vidéotron, a décoché le député sortant de Louis-Hébert, Joël Lightbound.

Ce dernier a accusé les conservateurs d'avoir historiquement alimenté le cynisme dans la région de Québec. Il craint que le même manège ne se répète dans le cas du troisième lien.

Là où les gens de Québec ne sont pas dupes, c'est quand ils voient les conservateurs promettent mers et monde, dire qu'ils seront présents pour le troisième lien mais ne pas le chiffrer dans leur plateforme.

Joël Lightbound, député sortant de Louis-Hébert

La référence aux Nordiques date de 2010. À quelques semaines de la Marche bleue et quelques mois de l'élection de mai 2011, des députés conservateurs québécois avaient enfilé le chandail de la concession en public.

La situation avait créé un certain malaise au sein même des troupes conservatrices, puisqu'on réclamait alors un investissement du fédéral dans le nouvel amphithéâtre de Québec.

Les conservateurs n'auront finalement pas investi dans l'immeuble, entièrement financé par la Ville et le gouvernement provincial.

« Marge de manœuvre »

Le député conservateur sortant de Louis-Saint-Laurent, Gérard Deltell, préfère parler de « marge de manœuvre » plutôt que de compressions en ce qui concerne les infrastructures.

En entrevue à RDI Économie vendredi soir, il a affirmé que l'approche des conservateurs était la plus responsable et la plus réaliste, contrairement aux déficits projetés par le gouvernement de Justin Trudeau.

Lorsqu'on voit le Parti libéral qui s'annonce pour 100 milliards de déficit au cours des 4 prochaines années, c'est 100 milliards de factures qu'on envoie à nos enfants et nos petits-enfants

Gérard Deltell, député sortant de Louis-Saint-Laurent

Il a réitéré que les ententes mises en place par les libéraux en infrastructures seraient honorées et a insisté qu'il n'y aurait aucun retard dans les projets.

Samedi, les conservateurs ont répété que le financement du troisième lien était garanti s'il prenait le pouvoir.

Avec les informations de Sébastien Tanguay

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