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Un saumon hybride découvert sur l’île de Vancouver

Un petit poisson dans une main.

Ce poisson hybride de deuxième génération est doté de gènes du saumon Coho et du saumon quinnat.

Photo : Will Duguid

Radio-Canada

Un poisson portant à la fois les gènes du saumon quinnat et du saumon Coho a récemment été découvert dans la rivière Cowichan sur l’Île de Vancouver.

Un biologiste du département de Pêches et Océans, Andres Araujo, ainsi qu’un étudiant au doctorat en biologie de l’Université de Victoria, Will Duguid, ont récemment fait la découverte.

Will Duguid (à gauche) et Andres Araujo (à droite) posent près d'une rivière.

Will Duguid (à gauche) et Andres Araujo (à droite).

Photo : Radio-Canada / Adam van der Zwan

Des échantillons de tissus ont révélé que le poisson est un hybride de deuxième génération.

Andres Araujo croit que l’existence du poisson retrouvé est probablement due à une sécheresse dans le bassin hydrographique de Cowichan qui a eu des effets sur le moment et l’endroit où les saumons des deux espèces se sont reproduits.

Pour qu’un hybride existe, il faut un chevauchement de la période de frai dans une même zone, indique-t-il en précisant que le saumon quinnat se reproduit habituellement en septembre et octobre alors que le saumon Coho fraye habituellement à la fin du mois d’octobre jusqu’à la fin décembre.

Lorsque la sécheresse estivale se prolonge jusqu’à l’automne, elle peut retarder la saison de fraie du saumon quinnat qui se reproduira alors en même temps que le saumon Coho, ajoute-t-il.

Les activités humaines comme celles liées à l’industrie forestière ainsi que les changements climatiques peuvent aussi expliquer l’apparition de ce poisson hybride croit-il.

Will Duguid indique que certains poissons génèrent régulièrement des hybrides par exemple la truite arc-en-ciel et la truite fardée, mais que ce phénomène est rare avec le saumon sauvage.

Il n’y a pas beaucoup de cas documentés de saumon hybride et il semble que pour ce qui est d’un poisson de deuxième génération, ce soit le premier, annonce-t-il.

L’étudiant explique que les poissons hybrides peuvent habituellement être identifiés par la disposition anormale de leurs écailles qui ne sont pas structurées uniformément. Ils peuvent avoir une coloration différente de leur bouche et les taches sur leur queue peuvent être différentes.

Quant à savoir si un hybride de saumons chinook et Coho fait partie du processus évolutif, Andres Araujo indique qu’il est trop tôt pour le savoir.

Avec les informations de Adam van der Zwan

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