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Un groupe de soutien aux parents d'enfants transgenres dans la Péninsule acadienne

Le drapeau transgenre est doté de deux bandes bleues, deux bandes rose et une bande blanche au centre.

Le drapeau de la Fierté transgenre a été créé en 1999. Les bandes bleues symbolisent le genre masculin, les bandes roses représentent le genre féminin; et la bande centrale blanche évoque les personnes non binaires.

Photo : Flickr / torbakhopper

Radio-Canada

Trans-Action Péninsule offre plusieurs rencontres pour les parents et leurs enfants transgenres qui vivent dans la Péninsule acadienne. Le but de ces rassemblements est d'offrir un soutien aux familles transgenres ou non-binaires qui vivent une période de questionnements.

L'initiative vient d'une Équipe de l'enfance et de la jeunesse du Nouveau-Brunswick et est gérée par quatre professionnels en santé mentale installés dans la Péninsule acadienne.

« On avait commencé ça dans la région de Bathurst en 2017, des collègues et moi. On avait vu qu'il y avait un besoin pour ces parents d'enfants transgenres », raconte Gaétan Mallet, travailleur social impliqué dans la mise en application du service dans la Péninsule acadienne.

Gaétan Mallet explique que plusieurs parents d'enfant transgenre ou non binaire vivent avec des questions auxquelles ils ne peuvent répondre sans le soutien de professionnels ou d'autres parents qui vivent des situations semblables.

« Souvent, ces parents vont vivre la réalité, mais sans vraiment savoir à qui en parler. Ils vivent une gamme d'émotions, des fois il ne peuvent même pas en parler aux membres de la famille élargie, parce qu'ils ne savent pas exactement comment en parler », dit-il.

Le groupe se rencontre une fois par mois. Les parents peuvent emmener leur enfant ou venir seuls. En début de session, les responsables divisent le groupe en deux pour que les parents soient ensemble et pour que les jeunes puissent discuter entre eux.

Michelle Basque, Gaetan Mallet et Ève Arseneau ont fondé le groupe Trans-Action à Bathurst.

Michelle Basque, Gaetan Mallet et Ève Arseneau ont fondé le groupe Trans-Action à Bathurst.

Photo : Gracieuseté

« Ça permet aussi aux parents de se parler de comment ils vivent la situation [...]. Ce qui est intéressant, c'est que les parents ne sont pas tous rendus à la même place dans la transition de leur enfant, leurs cheminements sont différents », dit Gaétan Mallet.

Le travailleur social indique qu'il est difficile pour les intervenants de déterminer combien de jeunes de la Péninsule acadienne sont transgenres, parce que nombreux sont ceux qui ne veulent pas en parler ou qui intériorisent leurs émotions par peur d'être jugés.

Une étude menée par l'Institut de recherche en santé du Canada en 2017 confirme ces inquiétudes à l'égard de ce groupe.

« Ils ont comparé la population transgenre avec la population non transgenre. Qu'est-ce qui ressortait c'est que les jeunes transgenres sont plus à risque d'avoir une détresse psychologique, d'automutilation, de symptômes dépressifs, d'idées suicidaires ou de tentatives de suicide », souligne M. Mallet.

La prochaine rencontre aura lieu le 14 novembre aux bureaux de l'Équipe des enfants et de la jeunesse à Caraquet.

Avec l'émission Michel le samedi

Nouveau-Brunswick

Communauté LGBTQ+